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Vieux 25/02/2008, 06h32   #4 (permalink)
jilla
 
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Date d'inscription: février 2008
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A SUIVRE


Jilla, mécontent de son réveil, s'en alla, d'un pas pressé, rejoindre les enclos ; ses moutons y sont parqués par centaines, il n'a jamais su leur nombre exact.
Souvent, des brebis ou des béliers des autres tribus se mêlaient aux siens.
Il ne s'apercevait de leur présence que quand les males se cognaient avec bruit se disputant une femelle, ou par le bêlement incessant d'une brebis n'ayant pas trouvé son ou ses petits.
Quant aux bêtes silencieuses, elles pouvaient rester inaperçues pendant des mois entiers.
Cela n'inquiétait nullement les propriétaires.
Les bêtes sont toutes marquées, chaque tribu avait son signe de reconnaissance particulier.
Qui coupait, en deux le lobe de l'oreille droite, qui sectionnait la queue à trois doigts : leurs agneaux, dés leur deuxième jour.
D’autres plus ingénieux et cruels, perçait l'oreille de la pauvre bête d'un ou deux trous au fer rouge.
Le troupeau de Jilla, paraissait indemne de toute marque.
Mais ! Dés qu'il y a litige sur la propriété de la bête : Sidi en personne tranchait sur son appartenance .
Lui seul avait le secret .
Et c'est dans son cheptel qu'on puisait les bêtes destinées au sacrifice du mouton d’Abraham.

Le rite exigeait que l'offrande doive être saine et indemne de toute infirmité, amputation ou maladie.
L'abatage des femelles est formellement proscrit et interdit.
On n'égorgeait jamais une vieilles brebis : par respect à son age et surtout pour son lait : on dit qu'elle préserve la race et donne par conséquent de bons béliers.
Les jeunes sont vénérées, gare à celui qui les égorge ou touche à leurs toisons.
Ce n'est qu'après avoir mis bas , qu'elles sont tondues et leur laine offerte aux jeunes mariées pour filer leur Kssa (couverture en laine colorée) de noces.
Dans le troupeau, il y a toujours un bélier ou une brebis noire, ça portait bonheur disaient les bergers.
Ils sont surtout prisés par les vieilles fileuses de laine.
Quant aux chèvres : elles sont séparées des moutons, car leurs cornes pointues sont très craintes.
Elles conduisent merveilleusement les troupeaux en les devançant.

Leur lait abondant et leurs chevreaux sont de régals méchouis.Celles de Sidi sont racées : ramenées spécialement du m’zab pour leur lait et leur long et dur poil : elles ressemblent à des gazelles et leurs boucs sont de magnifiques conducteurs .

A SUIVRE !
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