à suivre :
Ce jour là ! bien avant l'incident ; Jilla s'est levé, dés l'aube comme d'habitude ;a enfilé sa Djellaba noire rayée de laine sur sa abbaya ( longue chemise de nuit ) et s'est dirigé vers la sortie de la tente de sa mère .
Cette dernière était accroupie devant le feu et pétrissait des galettes de nbessas ( petits fours de semoule au beurre ) sur un tadjine en terre cuite , posé sur les braises directement , mis en équilibre par trois grandes pierres de rocaille .
Quoique faisant partie du harem, elle était aussi sa LALA (maîtresse) attitrée, car elle était la première épouse de Sidi.
Elle avait sa propre tente avec ses deux fils : Jellou, son aîné de trente ans et Jilla.
Celui ci !
Posa tendrement, un baiser sur sa tète, cernée d'un foulard coloré, tel le
plumage d'un cop de campagne.
Elle retournait les petits triangles sur le tadjine brûlant en rafraîchissant ses doigts en les suçant.
Le beurre des brebis rosissait les petits fours et les rendait cramoisis .
-- fais tes ablutions et ta prière et viens prendre ton ftour !(déjeuner du matin) ordonna t'elle à son fils , mal réveillé .
-- J'attends que mon khadem (esclave noire) me ramène du lait ."
-- Elle ne tarderas pas de venir " précisa t’elle, pressée d'en finir avec sa corvée familiale pour rejoindre ses taches de maîtresse du harem.
Jilla sortit et décrocha l'outre d'eau des deux troncs de pins croisés sur le seuil qui servaient d'entrée .
Il remplit une écuelle d'argile cuite et partit derrière un talus de touffes d’alfa.
Il s'accroupit en relevant sa djellaba et sa chemise, une brise glaciale pénétras ses reins : il eut une grimace et changea de position, mettant le talus derrière lui.
Ce geste va changer le cours de sa vie et toute sa destinée.
A quelques mètres de là !
Se dressait la tente du harem.
Il vit une femme, s’étirant les bras en croix, les cheveux découverts devant le seuil de cette dernière.
Il reconnut Chadia, la nouvelle femme de Sidi.
"Sacrilège ! pensa t’il, elle se fout de notre honneur ! , la garce !".
Pensant n'être vue de personne, Chadia bailla et s'étirait à en mourir de plaisir , exhibant l'epaule droite nue.
a suivre!
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