Le viol est habituellement apparenté à la notion de zina. Joseph Schacht, expert de la Loi islamique, ne fait que mentionner le viol dans sa définition du zina: «Le mariage avec une personne interdite est zina, tout comme l’est le viol, celui-ci pouvant aussi être considéré comme causant des dommages corporels.» G.S. Masoodi explique quant à lui que les Musulmans considèrent le zina comme étant un crime terrible et le définit comme suit: «Une union charnelle d’un homme (d’âge mûr et sain d’esprit) avec une femme (d’âge mûr et saine d’esprit) qui n’est pas légalement la sienne» sans référence précise au viol.
La communauté légale s’entend généralement pour affirmer qu’il faut quatre témoins afin de prouver la culpabilité d’une personne dans un cas de zina. Ces témoins doivent être de bons musulmans (et non des musulmanes), des hommes de bonne réputation. Sans de tels témoins, il est impossible d’appliquer le hadd, à moins que la personne plaide volontairement coupable.
Dans le cas où il n’y aurait pas de témoins, la sanction appliquée sera dite tazir, et pourra être des coups de fouets, des amendes et/ou l’emprisonnement. Les faux témoignages seront également punis sévèrement. Dans les cas de viols, puisqu’il est rare qu’un tel crime soit commis en public devant quatre témoins mâles qui sont de bons musulmans, punir le coupable est parfois difficile.
Lyne marie larocque
Au Pakistan, une femme qui dépose plainte pour viol risque la prison. Si elle ne peut présenter les quatre témoins requis par la loi actuelle, elle ne peut prouver le crime. Bien pire, elle se voit automatiquement accusée d'adultère et, comme Jamila, se retrouve en prison, car elle a elle-même confessé une relation sexuelle illicite.
Double peine pour les violées du Pakistan
Donc bien que les versets de l’adultère soit appliquées dans les cas de viol, une preuve au-delà du doute, par exemple l’A.D.N. des offenseurs, serait une preuve acceptable à la place des quatre témoins, dans ces cas-là.
LE ROLE DU PROPHETE MOHAMMED