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Vieux 21/03/2007, 07h10   #29 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
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Chapitre 12

Quelques semaines plus tard j’avouai à Alain que j’étais moi aussi amoureuse de lui.

Il me prit dans ses bras et m’embrassa passionnément il m’attira vers le divan du salon mais je le repoussai.

J’expliquai à Alain que, comme il se savait déjà, j’étais très croyante et que je ne pouvais avoir de relations sexuelles hors mariage.

Alain me demanda aussitôt en mariage, si je le voulais nous pourrions être mari et femme dans quelques mois à peine.

Je prétextai la volonté d’attendre la fin de l’année. Mon défunt « mari » étant décédé en décembre il ne serait guère convenable que je l’épouse avant la fin de la période de deuil. De plus j’avais toujours rêvé d’un mariage en hiver.

Alain, toujours aussi romantique, proposa alors le samedi 14 février, date de la St-Valentin, fête des amoureux. C’était absolument, totalement parfait !

Cela me donnerait largement le temps de terminer les autres étapes de mon plan.

Je proposai à Alain un mariage tout simple. Puis peu à peu laissé sous-entendre que les patrons de son entreprise trouveraient peut-être curieux qu’il ne les invite pas à son mariage d’autant qu’Alain visait rien de moins qu’un poste de direction.

Quelques mois plus tard c’est près de 200 invitations qui furent expédiés.

Alain ne me refusait rien trop heureux de me faire plaisir. Son patron immédiat l’ayant complimenté sur son choix. Il faut dire que j’avais eu le loisir de le rencontrer lors de la petite fête de fiançailles et il n’avait cessé de me reluquer de toute la soirée.

Il avait été convenu, par respect pour le code d’étique, que mes comptes seraient désormais superviser par le directeur, dès le mariage prononcé, ce qui permettrait à Alain de garder la généreuse commission que mes placements lui rapportaient.

Pendant ce temps le piège se refermait doucement autour d’Alain tant et si bien que quelques semaines avant le mariage je reçu un appel d’un fonctionnaire du bureau de l’Autorité des marchés financiers, lequel aurait bien aimé me rencontrer pour me poser quelques questions.

Je l’avisai que j’étais très occupé par les préparatifs de mon mariage mais que pour toutes informations il pouvait contacter mon courtier et futur mari Alain C.

Quelques jours après cet appel je reçus la visite surprise d’un enquêteur de l’AMF. Ils devaient me poser quelques questions dont la plupart concernant diverses transactions faite par mon courtier. Et il y avait urgence ! Car, comme je le savais déjà, il m’aurait été impossible de témoigner contre lui une fois mariées comme le stipulait la loi.

Je répondis donc aux questions de l’enquêteur notamment concernant une certaine transaction impliquant une quincaillerie et dont les titres en bourses avaient quintuplé à peine trois semaines après un achat massif d’actions de ma part.

J’expliquai alors qu’Alain avait apprit que cette quincaillerie allait bientôt être rachetée par un consortium très important et il m’avait dit que c’était donc un bon placement en perspective.

Pourquoi avais-je vendu mes titres quatre jours avant le démentit à la presse ! Je dis à l’enquêteur que je ne savais même pas que mes titres avaient été vendus et que, de mémoire je n’avais jamais autorisé une telle transaction.

Je lui mentionnai que j’avais signé une entente avec Alain qui stipulait que toutes les transactions devaient être approuvées et que je signais alors un document à cet effet.

Je proposai d’appeler Alain pour faire en sorte d’obtenir mon dossier et ainsi lui démontrer que je n’avais jamais autorisé cette vente mais il refusa me disant qu’il aurait éventuellement l’occasion de rencontrer Alain pour tout mettre ça au clair.

Il me demanda de ne pas parler de cette rencontre avec Alain histoire de ne pas nuire à l’enquête et je jurai de ne rien en faire.

Je ne pus m’empêcher de sourire en refermant la porte de la maison. Tout se déroulait comme prévu.

La veille du mariage je dis à Alain que pour respecter les traditions il devrait aller passer la nuit chez ses parents car il ne devait sous aucun prétexte voir la mariée.

Il se plia de bonne grâce à ma demande car il savait à quel point j’étais respectueuse des traditions.

Le lendemain à 11 heures, Alain et les deux cents invités m’attendaient dans une ravissante église ou l’orgue faisait entendre des airs magnifiques.

A 11h15, Alain n’en pouvait plus de nervosité. A 11h20 un homme poussa la porte principale de l’église et se dirigea vers Alain lui tendant une grande enveloppe rouge.

A l’intérieur il y avait une carte de St-Valentin avec des cœurs.

Et un petit mot.

Non mais tu ne croyais tout de même pas que j’allais marier un borgne !

Et à l’intérieur de la carte se trouvait une autre petite carte de St-Valentin. Et oui. J’avais gardé la carte qu’il m’avait remise, il y avait de cela 21 ans!

Il le secoua brutalement et lui demanda en hurlant ou j’étais. Ce dernier lui répondit qu’il ne savait pas. Qu’il n’était que le messager !

Plus tard, je trouvai sur mon répondeur un message me disant qu’il avait bien remit l’enveloppe au destinataire. Que ce dernier avait blanchit en laissant tombé l’enveloppe par terre et qu’il eu alors un drôle de regard ! Comme s’il avait de la brume dans les yeux !

Alain s’est précipité hors de l’église en courant et s’est rendu à la maison devant laquelle une pancarte « A vendre! » Était plantée.

Il ne put entrer dans la maison puisque j’avais pris la précaution de changer les serrures.

Il tenta de casser une fenêtre mais le système d’alarme, tout neuf, se déclencha. Les policiers procédèrent à son arrestation.

Le lendemain au sortir du commissariat de police ou il avait passé la nuit des enquêteurs de la section des crimes économiques et des représentants de l’AMF procédèrent à son arrestation et l’inculpèrent sous divers chefs d’accusation dont le délit d’initié.

Une enquête le blanchis des chefs d’accusation les plus importants. Il fut condamner à une forte amande et perdit à tout jamais son permis. J’appris par la suite qu’il avait du déclarer faillite. Il faut dire que tous les fournisseurs lui avaient envoyé une note salée. Un si beau mariage !

Et moi ? Et bien j’étais dans un avion qui m’amenai au Japon. J’avais besoin de vacance. Depuis toujours je rêvais de devenir une Geisha.

Et puis il me restait tant à faire.

Et de un.

A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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