Chapitre 6
Le moment des adieux était arrivé. Hélène repartit pour le Québec les larmes aux yeux. Ma famille continua à jacasser sur elle mais j’étais dans ma bulle. Bientôt, très bientôt, j’allais quitter ce pays de merde pour une vie que j’espérais meilleure.
J’acceptai tous les petits boulots minables sans rechigner. Le mariage avait coûté cher et même si les membres de ma famille m’avaient aidé, je devais tout de même de bonne somme un peu partout.
C’était peu cher payé pour avoir la liberté !
Je fus convoqué à une entrevue. Puis, je passai un examen médical. Tout se passa bien.
Durant ce temps je continuai à discuter avec Hélène sur MSN. Elle m’appelait aussi souvent qu’elle le pouvait. En apprenant à combien s’élevait les communications téléphoniques j’eus avec elle ma première dispute. Finalement elle accepta de me téléphoner qu’en cas d’urgence.
Sept mois plus tard je reçus les documents qui m’étaient nécessaire pour immigrer au Canada. Je mis un mois de plus pour terminer de réunir la somme nécessaire pour mon voyage et pour acheter diverses petites choses. Je ne voulais pas arriver au Canada avec mes vieux vêtements. J’avais mon orgueil tout de même !
J’arrivai à l’aéroport de Montréal, Québec, Canada le 5 février 2001. Premier contact avec le Canada. Il fut glacial. Non seulement à cause de la température ambiante, il faisait – 25 degrés, mais parce que les enfants de Hélène et ces parents furent plus glacials encore !
Je serrai les dents ! J’étais au Canada et c’était tout ce qui m’importait alors !
Hélène avait préparé une petite fête pour mon arrivée. Un très beau buffet nous attendait. Que je touchai du bout des doigts car malheureusement la plupart des plats contenaient du porc ! Cet oubli me choqua presque autant que de la voir boire de l’alcool durant le repas.
Encore une fois je serrai les dents et montrai mon plus grand sourire à tout le monde mettant mon absence d’appétit sur le décalage horaire.
Une fois le repas englouti par les enfants et les parents d’Hélène la fête fut terminée aussi sec. Les parents partirent rapidement et les garçons rejoignirent leurs chambres prétextant des devoirs à faire.
Je me retrouvai seul avec Hélène. Ma femme.
Elle me fit visiter la maison. C’était une vaste maison de 7 pièces. Dehors la neige tombait sans s’arrêter. Tout était blanc à perte de vue. J’avais froid.
Hélène se serra contre moi. Elle m’embrassa passionnément et m’entraîna vers la chambre. Notre chambre. Je voulus protester. Prétendre que j’étais trop fatigué. Mais je serrai les dents. J’étais au Canada.
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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