Chapitre 16
La fin de l’année approchait et le travail ne manquait pas. Eric multipliait les occasions pour me réquisitionner prétextant que sa propre secrétaire était déjà hyper débordée.
Un jour je restai pour terminer un travail urgent. Eric proposa alors de venir me reconduire chez moi. Il fut ébahi par mon « loft » du vieux Montréal. Je pouvais lire son interrogation dans ses yeux. Comment moi, une simple secrétaire, je pouvais posséder un tel appartement ?
Je l’invitai à entrer et lui offrit un thé. J’enfilai un caftan de soie et le rejoignit dans le salon ou je servis le thé. Je le servis à la manière traditionnelle chinoise. Il était complètement sous le charme ! Il faut dire que l’art du thé est un art ancestral très particulier. Les gestes sont calculés, plein de délicatesse et de charme. Eric était complètement sous le charme, subjugué !
Constatant la présence de diverses revues économiques sur la table basse et en réponse à ces questions je lui expliquai que je m’intéressais au marché boursier. Que j’avais fait divers placements lesquels s’étaient avérés très fructueux ! Il faut dire que j’avais la chance d’avoir des amis courtiers qui avaient un flair incroyable lui dis-je en souriant.
Ainsi j’avais investit mon petit 25 000$ d’économie suite à leurs précieux conseils et cela me permit de tripler mon petit pécule en moins de deux ce qui m’avait permit de donner un bon comptant pour l’achat de mon « loft ».
Eric se montra alors très intéressé. Je lui promis de le mettre en contact avec un de mes amis courtiers.
Puis, prétextant la fatigue je lui signifiai son congé. Je vis à sa mine piteuse qu’il aurait apprécié que je lui demande de rester mais il n’insista pas se contentant de me serrer la main avant de partir.
Quelques semaines plus tard il convainquit Romuald d’inscrire la compagnie à la bourse. Ils pourraient ainsi obtenir les mises de fonds nécessaire pour agrandir l’entreprise et ainsi pouvoir aller de l’avant avec divers projets sans cesse repoussé faute d’espace !
Les résultats dépassèrent leurs espérances ! Et l’argent rentra à profusion.
Le bonus de fin d’année permit à Eric d’amener sa maîtresse dans les Îles vierges. Elle en rêvait tellement !
Ce furent deux semaines paradisiaques !
Pour sa femme il était en congrès à quelques part aux États Unis à bosser comme un dingue !
A leur retour de voyage, Eric et sa tendre maîtresse continuèrent de mener grand train. Un manteau de fourrure. Des nouveaux vêtements. Des repas somptueux dans les meilleurs restaurants.
Tant et si bien qu’encore une fois Eric du « emprunter » de l’argent à l’entreprise.
Dans l’ombre je guettai ma proie, telle une araignée dans sa toile.
La fin était proche.
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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