Chapitre 8
Je commençai donc mon nouveau travail. Ce n’était pas un travail facile, loin de là. Travailler avec le public n’est pas tous les jours roses et en plus le double horaire était épuisant !
Toute la semaine je rentrai à la maison vers 13h00. J’avais à peine le temps d’avaler une bouchée que je devais partir à la course chercher les garçons à l’école, leur préparer une collation, avant de retourner à mon chiffre de soir.
Quand je rentrais à 1h00 du matin je trouvais Hélène endormit ! La plupart du temps je devais m’occuper de préparer moi-même mes vêtements du lendemain et grignoter ce que je trouvais dans le frigo.
Le premier samedi de travail j’eus le bonheur de trouver la belle-famille à la maison lorsque j’arrivai à 1 heure. Étant épuisé de ma semaine je les saluai avant d’aller m’étendre un peu dans la chambre. Je n’avais même pas faim.
Hélène rentra en coup de vent dans la chambre en colère ! J’aurais au moins pu rester discuter un peu avec ses parents !
Elle criait très fort et j’étais persuadé que toute la maisonnée entendait ces cris. Doucement je lui demandai de m’excuser auprès d’eux mais j’étais trop fatigué pour rester là à leur faire la causerie pendant des heures !
Elle sortit de la chambre en claquant la porte après m’avoir lancé une série de jurons à faire pâlir un marin.
Je quittai la maison vers 15h30 pour me rendre au travail à nouveau non sans remarquer les regards noirs que me lancèrent les parents d’Hélène.
A mon retour à 1 heure du matin je n’avais plus qu’une idée … dormir !
En rentrant dans la chambre je découvris qu’Hélène dormait avec Kévin, son plus jeune garçon. Je pris une couverture et un oreiller dans le placard et je m’étendis sur le divan du salon ou je dormis très mal.
C’est le son de la télévision qui me réveilla 5 heures plus tard. Tel un robot je me dirigeai vers la chambre avec l’intention de dormir encore un peu lorsque Hélène m’annonça la liste des tâches à faire pour la journée !
J’étais bouche bée ! Ne voyait-elle pas à quel point j’étais fatigué !
Je lui demandai de venir dans la chambre pour en discuter. Je n’aimais pas me disputer devant les enfants.
J’expliquai à Hélène que j’étais mort de fatigue et que les ¾ des tâches à faire n’étant pas urgente elles pourraient attendre un peu !
Hélène ne l’entendait pas de cette manière ! Pour elle ce n’était qu’une nouvelle tentative de ma part de me soustraire aux tâches ménagères !
Je n’étais qu’un macho. Qu’un égoïste ! Elle aussi travaillait et cela ne l’empêchait pas de s’occuper de la maison, des enfants etc.
Je faillis lui faire remarquer que, depuis que j’avais commencé ce travail, j’avais constaté qu’elle passait plus de temps sur l’ordinateur qu’a s’occuper des enfants et de la maison mais ne voulant pas envenimer les choses davantage je stoppai net la discussion.
« Bon, bon okkkkkk ça suffit ! Que veux-tu que je fasse au juste ? »
Je passai le dimanche, mon seul jour de repos de la semaine, à laver les planchers, la salle de bain, à plier du linge et à faire des courses.
Le soir venu Hélène était de meilleure humeur et très câline. Depuis combien de temps n’avions nous pas fait l’amour ? J’étais tellement fatigué que je ne mis pas long à conclure ce qui choqua Hélène.
Décidément ce n’était pas ma journée !
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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