Chapitre 11
Le lendemain Roselyne me demanda qu’elles étaient mes intentions ! Je lui avouai que j’étais encore trop sous le choc pour avoir prit une quelconque décision mais une chose était certaine il me fallait divorcer de cette femme. Je ne voulais plus la revoir jamais !
Je demandai à Roselyne s’il était possible qu’elle me garde chez elle encore quelques jours le temps de trouver un appartement. Je lui donnai 200$ pour payer ma part de nourriture et d’hébergement et j’emménageai dans le sous-sol de sa maison.
Je visitai plusieurs logements mais comme nous étions hors de la période de location annuelle ils étaient plutôt rares. Certains étaient de véritables taudis et d’autres étaient si cher que mon salaire n’aurait pas suffit à payer les charges.
Roselyne et moi nous installâmes dans un petit train-train quotidien qui nous convenait si bien qu’elle me proposa alors de rester jusqu’en juillet (nous étions en mars) ce qui me donnerait largement le temps de trouver un appartement salubre et à un prix raisonnable.
Je devins son colocataire. Du moins c’est ainsi qu’elle voyait les choses. Mais moi j’avais d’autres projets en tête. Roselyne était une femme bien. Gentille, excellente cuisinière, bonne et surtout de la veille école. Elle m’entourait toujours de milles attentions. Lavait mes vêtements. Me préparait mon « lunch ».
De mon côté ma vie avec Hélène m’avait au moins permit d’apprendre à m’occuper de la maison et je rendais de menus services à Roselyne. Je réparai la plomberie de la salle de bain de l’étage. Peinturai le salon qui en avait bien besoin. Bref, tout allait pour le mieux et cet « arrangement » me convenait très bien.
En mai j’avais non seulement gagné sa confiance mais son affection. Un soir, elle rentra de réunion très fatigué. J’avais préparé une soupe marocaine qu’elle dévora. Puis, je lui proposai de la masser car elle se plaignait de douleurs au cou et aux épaules.
Je mis tout mon art à la masser et elle fut rapidement si détendue qu’elle se laissa totalement aller entre mes bras. Plus tard, cette nuit là, je lui dis que je l’aimais et que je voulais passer le reste de ma vie avec elle.
Je quittai mon sous-sol pour emménager à l’étage avec elle dès le lendemain. Les mois passèrent. Nous faisions plein de projets. Roselyne accepta de m’aider à payer mes cours. En effet cela me permettrait d'avoir un meilleur travail. Par conséquent cela nous permettrait de réaliser nos rêves plus rapidement.
Je commençai mes cours à l’Université de Montréal en septembre 2003.
Je prétextai bientôt mes nombreux travaux scolaires pour réintégrer le sous-sol. Je ne voulais surtout pas la priver de son précieux sommeil !
Même si Roselyne était un peu triste de mon éloignement, elle mettait le tout sur le compte des sacrifices nécessaires pour réaliser nos projets.
Je faisais ma part dans la maison. Lui faisait l’amour sur une base régulière. Bref, elle était pleinement heureuse même si elle trouvait la charge financière de ma scolarité un peu lourde.
Pour ma part je n’avais pas à me plaindre. Mes études se passaient bien. Je m’étais fais quelques copines avec qui je passais de bons moments sans engagement et sans complications.
C’est ce qu’il y avait de bien avec les Québécoises. Elles étaient ouvertes et sans tabous. Très différentes de la femme marocaine sur plusieurs points. En plus, pour une raison que j’ignorais la plupart aimaient beaucoup les « basanés ».
Bon je dois l’admettre j’étais assez bel homme. 1,80, cheveux bruns, yeux brun, teint légèrement halé, mince avec un sourire blanc comme la neige j’avais tout pour plaire à ces dames.
Bien sur, je n’ai jamais parlé de ces petites aventures à Roselyne. A quoi bon ? Et puis, je n’étais pas marié avec elle à ce que je sache !
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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