Chapitre 22
Dès le lendemain de notre arrivée je dus retourner au boulot laissant Sara seule dans l’appartement.
J’étais un peu inquiet mais je ne pouvais faire autrement. Je l’appelai plusieurs fois durant la journée espérant ainsi la rassurer mais à chaque appel je la trouvai de plus en plus nerveuse.
Lorsque je rentrai à la maison vers 18h00 je la trouvai assise devant le téléviseur. Elle n’avait rien préparé à manger même si j’avais pris la peine de faire des achats la veille.
Je voulus lui en faire la remarque mais, voyant ces yeux rougis, je me tue en me disant qu’il fallait tout de même lui laisser le temps de s’adapter à son nouvel environnement !
Je préparai donc le repas du soir et je me mis à raconter ma journée à Sara. Elle m’écouta sans dire un mot puis m’annonça tout de go qu’elle était fatigué et partit se coucher sans autre avis.
Encore une fois je la laissai faire en me disant que le décalage horaire y était sans doute pour quelques chose. Je pris une douche rapide et allai la rejoindre au lit.
Je me collai à elle espérant par ma tendresse l’apaiser un peu. Elle murmura : laisse moi dormir s’il te plait ! Et me tourna complètement le dos ce qui ajouta à ma frustration.
Le lendemain matin je me levai tôt. Sara dormait encore et je ne voulus pas la réveiller. Je fis ma toilette du matin, me fit à déjeuner et quittai la maison après l’avoir embrassé.
Encore une fois, j’appelai plusieurs fois durant la journée. Elle répondait brièvement à mes questions par des monosyllabes. Lorsque je lui demandai ce qu’elle allait préparer pour le dîner, elle me dit qu’elle n’avait rien pour cuisiner. En fait, j’avais acheté une poêle, deux casseroles, divers ustensiles etc. mais bien sur c’était le minimum.
Je fis remarquer à Sara qu’il y avait dans les placards de la cuisine tout ce qu’il fallait. Une couscoustière, un tajine etc.
Elle n’avait même pas regardé ! !
A mon arrivée elle était dans la cuisine. Elle avait préparé un couscous. J’étais bien content. Le hic c’est qu’il n’était pas cuit correctement. Les grains étaient secs. Devant ma mine piteuse Sara éclata en sanglot ! Elle ne connaissait pas le fonctionnement de la cuisinière. Il lui manquait trop de choses etc.
Je lui dis que le jeudi soir nous irions faire des courses et qu’elle pourrait acheter ce qui lui manquait.
Elle sauta littéralement de joie et se mit à parler, parler, sans s’arrêter !
Ce soir là elle ne me repoussa pas et fut même très douce et tendre. Elle refusa encore une fois d’ouvrir la lumière mais accepta de se dénuder. Bon, j’avoue que je ne voyais pas grand chose dans le noir mais au moins je pouvais toucher et je ne m’en privai pas.
Je mis tout mon art à la caresser tant et si bien que j’eus enfin la satisfaction de l’entendre gémir de plaisir pour la première fois. Elle s’endormit contre ma poitrine et à ce moment là j’étais le plus heureux des hommes !
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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