Chapitre 24
Sara s’inscrivit tout d’abord à un cours de tricot. Deux fois par semaines elle partait pour le centre récréatif de la ville et apprit à faire toutes sortes de choses des foulards en passant par des mitaines et des bas de laine. Par la suite, se fut un cours de couture, puis de cuisine française.
Lorsque le cours de cuisine prirent fin, elle me dit alors ne plus vouloir aller à ce centre car il n’y avait là que des personnes plus âgées qu’elle et elle commençait à en avoir marre de faire la conversation à des gens avec qui elle n’avait aucune affinité.
Elle sombra alors de nouveau dans la déprime totale ce qui eu un effet direct sur sa libido. De nouveau elle se mit à négliger le ménage, arrêta de cuisiner et passait ces journées au lit.
Un soir, que je rentrai épuisé du travail, je la trouvai assise à la table de cuisine. J’eus à peine le temps d’enlever mon manteau qu’elle m’annonça tout de go qu’elle avait bien réfléchis et qu’elle voulait un enfant.
Nous en avions déjà parlé lors de notre mariage et nous avions tous les deux convenus qu’il ne pourrait en être question avant trois ans. Cela nous permettrait de ramasser des sous et de pouvoir acheter une maison si nous étions suffisamment raisonnable.
Je lui rappelai donc notre précédente conversation sur le sujet mais rien à faire ! Elle insistait ! Elle voulait un enfant. Elle me dit que moi j’avais mon travail mais qu’elle, elle n’avait rien.
J’étais loin d’être prêt à avoir un enfant. En fait, je doutais même des capacités de Sara à s’occuper d’un enfant devant son attitude depuis son arrivée au Québec.
Je refusai tout net d’en entendre parlé.
Pendant des mois Sara me fit vivre une vie d’enfer. Non seulement elle ne voulait plus que je la touche mais elle dormait à présent sur le canapé du salon. Elle négligeait la maison. Ne mangeait plus. Tant et si bien qu’elle tomba malade.
Le médecin qui s’occupa d’elle diagnostiqua une dépression. Il était important, selon lui, qu’elle sorte, voit des amies, prenne l’air.
Je lui expliquai qu’elle refusait de sortir, refusait de manger etc.
Le médecin l’hospitalisa pendant quelques semaines. Elle fut gaver, puis eu une médication pour lui permettre de passer au travers de cette dépression.
Lors de mes visites à l’hôpital, Sara m’adressait à peine la parole si ce n’est pour me dire qu’elle souhaitait rentrer au Maroc.
J’en vins à réfléchir à sa demande d’avoir un enfant et à me dire que se serait peut-être la solution à tous nos problèmes.
Peut-être étais-je trop égoïste !
A son retour à la maison je lui fis part de ma décision. Sara était tellement heureuse qu’elle me fit des tas de promesses ou il était question de bonheur, de joie, de paix.
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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