Chapitre 32
J’allai chercher ma mère à l’aéroport deux semaines plus tard. Sara en était à quelques semaines à peine de l’accouchement.
J’étais si heureux de la voir ma mère !
Le voyage avait été fatiguant pour elle mais elle était ravie de voir le Québec dont je lui avais tant parlé.
A notre arrivée à la maison, je constatai que Sara s’était mise en frais pour elle. Elle avait préparé un petit goûter et mit les petits pots dans des grands.
Ma mère trouva la chambre d’amis très jolie et aima beaucoup notre maison et particulièrement le très beau jardin.
Nous étions à la fin de l’été et la température était encore très douce ce qui nous permit de manger à l’extérieur dans le jardin.
Je fis un barbecue, car ma mère aimait beaucoup manger des côtelettes d’agneau cuit sur du charbon de bois.
Les jours passèrent. Ma mère ne mit pas longtemps à mettre la maison à sa main ! Fort heureusement Sara sembla avoir retrouvé la raison et suivait les directives de ma mère à la lettre.
Pour ma part, j’étais tellement ravi de voir ma mère à la maison que je rentrais tôt tous les soirs. Emmanuelle et moi nous nous retrouvions une fois par semaine au Café et elle me téléphonait au bureau quelques fois durant la semaine.
Le grand jour arriva. Ma mère me téléphona au travail pour me dire de venir au plus vite car Sara avait commencé à avoir des contractions.
A mon arrivée à la maison je trouvai une note de ma mère à l’effet qu’elles avaient prit un taxi jusqu'à l’hôpital sur les conseils du médecin de Sara.
Je me précipitai à l’hôpital. A mon arrivée j’appris que le travail avait commencé. Le médecin de Sara me demanda alors si je voulais assister à l’accouchement ce que je refusai.
Sara insista. Elle voulait que je sois avec elle pour voir la naissance de notre enfant mais je refusai. J’en étais incapable !
Ma mère proposa alors de rester avec elle mais Sara refusa. Elle partit seule pour la salle d’accouchement.
Environ quarante minutes plus tard on me mit dans les bras un tout petit bébé rose. C’est une fille me dit le médecin ! Ma mère était ravie. Pour ma part j’étais trop sous le choc pour parler. Voilà, ça y était, j’étais papa !
Plus tard je retrouvai ma mère et Sara en grande conversation. Elles regardaient la petite et cherchaient quel nom lui donner lorsque je la pris dans mes bras pour la bercer doucement.
Finalement je tranchai. Parmi tous les noms qu’elles me donnèrent, un seul me plaisait assez. Latifa.
Je me penchai à son oreille droite ou je murmurai les paroles d’usages.
Bienvenu dans ce monde Latifa !
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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