Chapitre 36
Quelques semaines plus tard Sara m’apprit qu’elle était de nouveau enceinte.
De toute évidence elle était ravie de cette nouvelle ce qui n’était pas mon cas. Au boulot la situation n’était pas meilleure. Et avec cette nouvelle bouche à nourrir qui s’annonçait j’étais encore plus stressé face à l’avenir. Je n’avais pas eu d’augmentation de salaire depuis quelques années due à la situation économique de l’entreprise et je m’escomptais chanceux d’avoir encore un emploi avec toutes les coupures de postes qu’il y avait eu cette dernière année. Je me mis donc en quête d’un nouvel emploi plus rémunérateur.
Sara continua à travailler malgré une grossesse pénible. Bien sur cela lui donna d’autres motifs pour me refuser. De la fatigue aux migraines voilà que s’ajoutait une longue liste de malaises féminins liés à la grossesse.
De toute façon, plus son ventre grossissait moins j’avais envie d’elle.
Sans parler de cette colère sourde que je contenais à l’idée qu’elle m’avait piégé pour faire cet enfant sans mon consentement.
Par bonheur, Latifa me comblait à tout niveau. Elle était tout sourire. Un sourire montrant déjà 3 petites dents toutes mignonnes.
Fatima s’occupait d’elle avec grand soin. Je la trouvais toujours proprette avec une bonne odeur de lotion pour bébé.
Un midi, Fatima me demanda ce qu’il adviendrait d’elle une fois que ma femme aurait accouché. J’avoue que je n’y avais pas du tout songé.
Je dus admettre que force me serait de se séparer d’elle. Je doutais fort que ma femme retourne travailler avec deux enfants en bas âge à la maison !
Fatima était triste mais promis de rester jusqu'à ce que ma femme accoucha.
Cette fois Sara avait insisté pour que ce soit sa mère qui vienne l’aider pour les relevailles et je ne pouvais décemment refuser sans m’attirer les foudres de toute la famille.
Les semaines passèrent et je trouvai finalement un emploi dans une grande société. Cet emploi allait me donner un meilleur salaire mais aussi la chance de me perfectionner dans un domaine connexe au mien.
Je voulus célébrer la chose avec ma femme mais celle-ci se montra plutôt tiède. « Tu es content, tant mieux! » Mais Fatima me félicita chaudement et fit même un gâteau pour célébrer la chose ce qui me toucha beaucoup.
Est-ce cette attention qui déplu à ma femme ou le fait qu’elle sentit mon attirance de plus en plus forte pour Fatima voilà qu’elle m’annonça tout de go qu’elle allait quitter son travail prétextant une fatigue accrue !
Je dus renvoyer Fatima et cela me brisa le cœur !
Ce fut très pénible ! D’autant qu’elle comptait rester chez nous encore quelques mois.
Deux jours plus tard, revenant d’un rendez-vous avec son médecin Sara m’apprit une grande nouvelle. Elle était enceinte de jumeaux !
A suivre
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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