Chapitre 37
Latifa eut beaucoup de mal à se faire à l’absence de Fatima à qui elle s’était beaucoup attaché.
Sa mère ne pouvait la prendre dans ses bras sans qu’elle ne se mette à pleurer de façon quasi hystérique.
Un midi, je rentrai à la maison pour déjeuner, pour découvrir que Latifa était toute seule à la maison !
Elle était là, dans son lit, pleurant à chaudes larmes, son pyjama souillé.
Je la pris dans mes bras, lui donnai un bain, lui mit un pyjama tout propre, changeai les draps de son lit et réussis à l’endormir en la berçant.
Vingt minutes plus tard Sara rentra à la maison, surprise de me trouver là.
En effet, depuis le départ de Fatima, je ne venais plus déjeuner à la maison.
J’entrai dans une colère terrible. Comment avait-elle pu quitter la maison en laissant la petite toute seule ? Elle bredouilla qu’elle avait eu besoin de prendre l’air, qu’elle en avait marre d’être constamment enfermé.
Ma rage était-elle que je perdis tout contrôle et je me mis à la secouer fortement.
« Pourquoi ? » « Mais ou avait-elle la tête ? » « Quelle sorte de mère était-elle ? »
Elle bredouilla que Latifa ne l’aimait pas. Qu’elle pleurait tout le temps ce qui l’empêchait de se reposer !
N’eut été des pleurs de Latifa, qui s’était réveillée en m’entendant crier, j’allais la frapper.
J’enfonçai mon poing dans le mur y creusant un trou de la grosseur de mon poing et je sortis de la maison sans un regard en arrière.
De retour au bureau je téléphonai à Fatima. Je lui expliquai que ma femme était très fatiguée et que je souhaitais qu’elle s’occupe de la petite jusqu'à l’arrivée de ma belle-mère prévue dans 4 mois.
Mais, pour permettre à ma femme de se reposer, serait-il possible que je dépose Latifa chez elle le matin pour la reprendre le soir à mon retour du travail ?
Fatima était ravie. Elle n’avait pas trouvé d’autre emploi et de plus elle s’était beaucoup attaché à Latifa. Comme ses parents travaillaient, elle était seule à la maison et elle serait ravie d'avoir Latifa avec elle.
Le soir, à mon retour au travail, j’avisai Sara de ma décision. Elle voulut protester mais mon regard suffit à la faire taire.
Ce soir là je dormis dans la chambre d’amis.
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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