Chapitre 39
Bien entendu Sara accepta très mal mon injonction à ne plus parler ni revoir Zhora et Saïd.
Les mois qui suivirent furent très pénibles. Sara se remit à nouveau à négliger les enfants. Elle ne préparait plus les repas et ne s’occupait pas non plus de la maison.
J’en avais plus que marre de ces enfantillages mais je n’allais pas céder.
Je demandai à Fatima de venir à la maison s’occuper des enfants durant la journée. Bien évidemment cela mit Sara en colère et elle s’en prenait régulièrement à la pauvre Fatima. N’eut été son amour inconditionnel pour Latifa, je crois bien qu’elle aurait plié bagages sans demander son reste.
Et puis, il arriva ce qui devait arriver. Fatima et moi devinrent amants. J’avais pourtant lutté de toute mes forces contre cette attirance mettant le tout sur le compte de la privation et de l’abstinence mais quelques chose de plus fort que moi me fit franchir la ligne droite.
Je me sentais à la fois honteux et heureux.
Fatima était douce, gentille et d’une telle fraîcheur ! Ça me changeait de ma mégère d’épouse !
Sara continuait de bouder. Elle passait ces journées à lire, à regarder la télévision et à manger.
Puis un jour, elle se mit à sortir seule. Elle quittait la maison dès l’arrivée de Fatima et ne rentrait qu’un peu avant mon retour.
Quand Fatima m’a parla, je n’y portais guère attention au départ ! Après tout cela rendait les choses moins pénibles à Fatima qui avait ainsi plus de liberté dans la maison avec les enfants.
Je ne savais pas alors que l’épée de Dermocles me pendait au-dessus de la tête.
A suivre …
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
|