Chapitre 41
Nous partîmes pour le Maroc en juillet. L’avion était bondé et le voyage fut un peu pénible surtout avec des enfants en bas âge sans parler des bagages !
Heureusement que Latifa se montra particulièrement sage. Ce que je pouvais l’aimer ma fille aînée !
Mon frère Rachid nous attendait à l’aéroport. A ma demande il nous avait trouvé une villa ou nous pourrions demeurer pendant toutes les vacances.
Cela n’avait pas été sans faire de la peine à ma mère ainsi qu’a la mère de Sara mais je préférais ne pas imposer la présence de 5 personnes à l’une ou l’autre famille et comme je voulais profiter de ce séjour pour me rapprocher de ma femme j’avais trouvé que c’était la meilleure solution.
A la maison tout le monde nous attendait. Les jumeaux pleuraient de fatigue et de faim, seule Latifa demeurait stoïque recevant les baisers des uns et des autres sans mot dire.
Il fallait la voir dire « salam alaïkoum » à gauche et à droite comme une grande !
Une fois les embrassades terminées, commença la série de questions à n’en plus finir sur la vie, là bas au Canada.
Tout le monde me fit remarquer que j’avais prit du poids et mirent ça sur le compte des petits plats de ma femme. Celle-ci se contenta de sourire.
Seule ma mère ne parla pas. Elle se contentait de me regarder fixement.
Puis, avec ma belle-mère et les autres femmes présentent, elle se mit à la préparation du repas. Mais à chaque fois qu’elle passait dans la pièce ou je me trouvais avec les autres je pouvais sentir son regard sur moi.
Après avoir bien mangé, la cuisine bien rangée, mon père décréta qu’il était temps pour eux de partir et de laisser les voyageurs se reposer.
Tout le monde quitta la maison. Enfin, par petits groupes. Pour ne pas attirer le mauvais œil. Une tradition de famille.
Quand le dernier groupe sortit, je regardai Sara. Elle était épuisée et moi aussi.
Et tout à coup, nous nous sommes mis à rire aux éclats ! Nous n’étions plus capables de nous arrêter de rire.
Tellement que cela réveilla Adem et Maryam ce qui nous fit rire encore plus.
Ils nous fallut une bonne demi-heure pour réussir à les rendormir.
Sitôt fait, nous allâmes dormir nous aussi. Contrairement à son habitude Sara vint se blottir dans mes bras.
Juste avant de m’endormir, je me mis à penser que peut-être tout n’était pas perdu.
A suivre.
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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