Chapitre 42
Les jours qui suivirent nous allâmes visiter parents et amis éparpillés un peu partout au Maroc.
Une fois ces visites terminées, il ne restait que deux semaines de vacance et je comptais bien me reposer le plus possible avant le retour.
Nous en avions discuté Sara et moi avant de partir du Québec et elle était bien d’accord avec ce programme mais voilà qu’elle s’était mise en tête de faire des fêtes etc. Elle invita mes frères, mes parents, plusieurs membres de ma famille à des soirées qui se terminaient aux petites heures du matin.
Les enfants, que le changement de climat avaient rendus malade, eurent du mal à se faire à un changement brusque d’alimentation et d’horaire de sommeil avec le résultat qu’ils piquaient des crises à tous les jours.
Je tentai de faire entendre raison à Sara mais rien à faire. Elle n'arrêtait pas de me dire qu'il fallait en profiter parce qu'on ne reviendrait pas de sitôt au Maroc et qu'on aurait bien le temps de se reposer de retour à la maison.
Je n'eus pas le cœur de freiner son enthousiasme d'autant qu'elle n'avait jamais été aussi chaleureuse et amoureuse que depuis notre arrivée mais j'insistai pour qu'au moins les enfants puissent avoir des horaires de sommeil plus réguliers.
Et le soir, malgré la présence d'invités, je m'absentais le temps d'aller border les enfants et de leur raconter des histoires. Ou il était question de princesses et de princes charmants.
Quelques jours avant notre retour ma mère me demanda de passer la voir. Seul.
Elle était très inquiète car elle avait reçu la visite de ma belle-mère laquelle était venue lui dire que Sara s’était plainte de mauvais traitements.
A l’entendre, je ne pensais ni à son bien-être ni à celui des enfants et donnait pour preuve les fêtes organisées depuis notre arrivée au Maroc.
J’étais écœuré ! J’expliquai alors à ma mère que c’est Sara qui avait insisté pour les recevoir tous !
Ma mère n’y comprenait rien mais était très inquiète. Je lui ai dis de ne pas s’en faire, que c’était un malentendu.
A mon retour, je trouvai la maison vide. Un petit mot de Sara m’apprit qu’elle allait passer la nuit chez sa mère avec les enfants et qu’elle m’avait laissé mon repas dans le réfrigérateur.
Plus tard dans la soirée j’appelai chez mes beaux-parents pour parler à Sara et aux enfants. Ma belle-mère m’apprit qu’ils dormaient car ils avaient passé la journée à la plage.
Je ne m’inquiétai pas outre mesure et je me couchai assez tôt heureux de pouvoir bénéficier d’une soirée au calme.
Un calme bien trompeur comme j’allais m’en rendre compte dès le lendemain.
A suivre …
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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