Afficher un message
Vieux 29/03/2007, 07h10   #76 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Chapitre 44

Je ne comprenais pas ce qui se passait.

Ma mère réussit à joindre une amie de la famille laquelle avoua que ma femme avait prit la fuite avec les enfants prétextant que je les maltraitais.

Moi ? Qui n’avait jamais levé un doigt sur mes enfants ni même sur ma femme !

J’étais en état de choc.

Durant toute la journée des recherches furent mener un peu partout sans succès. On contacta tous les membres connus de cette famille mais personne ne savaient ou ils pouvaient se trouver.

Je consultai un avocat lequel me conseilla d’entamer dès à présent les démarches de divorce et de demander la garde des enfants ici ainsi qu’au Canada.

Je discutai longuement avec ma famille et, devant l’évidence, je déposai une plainte d’enlèvement d’enfants. Que pouvais-je faire d’autre ?

J’entamai sur le champ les procédures de divorces. Mon avocat me dit tout de go que les procédures seraient longues. Il me conseilla de retourner comme prévu au Canada quitte à revenir au fur et à mesure des procédures.

Dans l’intervalle mon frère allait poursuivre les recherches dans le but de retracer ma famille. Ce qui m’inquiétait c’est qu’armée de passeports canadien elle pouvait être n’importe ou dans le monde ! Mais comme me le fit remarquer mon frère la somme dérobée en chèque de voyage n’était pas très importante ce qui les obligerait bien vite à demander de l’aide à des membres de la famille et Rachid comptait la dessus pour les épingler.

Je rentrai au Québec la mort dans l’âme. Pour la première fois, devant la chambre vide des enfants, j’éclatai en sanglot.

Je repris le boulot. Consultai un avocat pour déposer une demande de divorce. Ce dernier allait également demander aux tribunaux des mesures extraordinaires pour me donner la garde des enfants. Sur papier. Car, jusqu'à présent, personne ne savait ou était Latifa, Adem et Maryam.

Fatima vint aux nouvelles. En apprenant les mesures que j’avais prises, elle se montra surexcitée. Nous allions pouvoir nous marier ! Je n’en revenais tout simplement pas ! Comment pouvait-elle penser à une telle chose alors que mes enfants étaient portés disparus !!!

Je mis immédiatement fin à notre relation. Les larmes, les crises, rien n’y fit. C’était terminé. Rien d’autre ne comptait que mes enfants !

Quelques semaines plus tard, je reçu la visite de Zhora et Saïd. Saïd avait apprit la nouvelle de ce qui m’arrivait à la Mosquée de notre quartier par le biais d’un ami commun. Zhora m’avoua alors que ma femme m’avait dépeint à tous nos amis comme un homme infidèle, violent et pingre. Qu’elle projetait depuis longtemps de s’enfuir avec les enfants et qu’elle avait même fait des économies dans ce sens ! Elle lui avait même montré son carnet de banque bien rempli.

Zhora n’avait pas su quoi en penser. Et puis, après tout, ce n’était pas de ces affaires ! Et elle n’y avait plus repensé jusqu'à ce que son mari lui apprenne ce qui s’était passé. Elle s’en voulait terriblement. Si elle en avait parlé avant peut-être que tout ça aurait pu être éviter ?

En apprenant que ma femme avait planifié tout ça de longue date et qu’elle avait des ressources financières plus importantes que nous le croyions mon frère et moi au départ, je fus très abattu.

Plusieurs mois passèrent. J’appelais mon frère régulièrement mais ce dernier était sans nouvelle. Je dus rentrer d’urgence au Maroc. Ma mère était tombée gravement malade. Toute cette histoire avait eu raison de ces dernières forces et elle fut porter en terre trois jours après mon arrivée.

Tous les gens du quartier aimaient ma mère qui avait toujours été un modèle pour tous. Sa mort eu un tel effet que les langues se délièrent. Une femme apprit à mon frère qu’elle avait vu mes beaux-parents a Kénitra il y a quelques jours.

Nos vérifications nous apprirent que ma belle-mère avait une sœur à Kénitra. Mon frère avisa les autorités policières. Mes beaux-parents furent mit aux arrêts mais aucune trace de Sara et des enfants.

Mes beaux-parents, refusant de répondre aux questions, risquaient la prison pour avoir aider au kidnapping des enfants.

J’étais de plus en plus inquiet. Ou était Sara ? Les enfants allaient-ils bien ?

Je puisai le réconfort dans la lecture du Coran. Dieu éprouve ceux qu’ils aiment. Dieu nous exhorte à la patience et à la persévérance.

De nouvelles recherches furent entreprises suite aux indices laissés chez la sœur de ma belle-mère mais rien ne s’avéra concluant.

Je repartis pour le Québec la mort dans l’âme.

Reverrais-je un jour mes enfants ?

A suivre …
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation