Chapitre 45
J’étais rentré depuis deux semaines à peine, lorsque je reçus un appel de mon frère.
On les avait retrouvés !!! Enfin !!!
Les enfants avaient été laissés à la porte d’un poste de police de Casablanca. Ils étaient en bonne santé.
Quant à Sara, j’appris plus tard qu’elle avait prit l’avion pour la France et qu’elle était introuvable.
Fort heureusement pour moi, mon patron se montra très compréhensif et me donna la permission de m’absenter à nouveau pour me rendre au Maroc récupérer mes enfants.
Dans l’intervalle, ceux-ci seraient hébergés par mon frère Salim et sa femme trop heureux de pouvoir les câliner.
Une semaine plus tard je pus enfin serrer dans mes bras mes enfants.
Latifa me raconta un peu ce qu’ils avaient fait avec ses grands-parents et sa maman mais qu’elle avait beaucoup pleuré car elle s’ennuyait beaucoup de moi. Elle demanda à voir ma mère. Quand je lui apprit son décès elle pleura beaucoup mais cessa dès que je lui dis que sa « mannie » qui la voyait d’où elle était serait triste elle aussi en la voyant pleurer.
Mes avocats firent le nécessaire pour que je puisse avoir la garde officielle des enfants. Mon avocat canadien me fit cependant comprendre que si madame désirait un jour se prévaloir de la garde partagée ou de droits de visite le droit canadien lui en donnait le droit mais il faudrait alors revoir le juge qui déciderait de la meilleure décision pour le bien-être des enfants.
Je revins à la maison, quelques semaines plus tard, après avoir prit, à distance, diverses mesures.
Malgré la rareté des places en garderie, une de mes collègues réussit à me dénicher trois places dans une garderie situé dans le même immeuble que mon bureau.
Cela me permettrait de voir mes enfants sur l’heure du dîner et de ne pas trop les brusquer le matin et le soir.
J’engageai une dame âgée pour la préparation du repas du soir et l’entretien de la maison. Cette dame, une Québécoise, m’avait été chaudement recommandée par Emmanuelle laquelle était maintenant fiancée à un homme très bien.
Avec les enfants nous nous installâmes dans une routine confortable.
Mes amis ne mirent pas longtemps à tenter de me présenter des femmes de leur connaissance mais je n’étais pas intéressé.
J’étais pour la première fois de ma vie en paix avec moi-même et je ne voulais surtout pas gâcher cela.
Mes enfants se portaient bien et étaient heureux. A quelques reprises Latifa me demanda ou était sa maman et je répondais honnêtement, que je ne savais pas.
Les semaines, les mois passèrent.
J’avais toujours un nœud dans l’estomac. Une peur viscérale que Sara ne revienne et ne cherche à me détruire à nouveau. Car elle m’avait détruit ce jour là, lorsqu’elle s’était enfuit avec les enfants.
Mais sans le savoir, elle m’avait permit de réfléchir sur ma vie qui n’allait nulle part. Avant cet événement j’errais dans ce monde ou je ne trouvais pas ma place.
Aujourd’hui j’avais un but. Le bonheur de mes enfants.
Ils étaient ma joie de vivre et mon espérance.
Ils avaient fait de moi un homme meilleur.
Peut-être qu’elle aussi avait changé suite à tout ça. Peut-être, qu’elle avait, elle aussi trouvé une certaine paix.
C’est la grâce que je lui souhaite.
Mais pour l’instant … Incha Allah !
Fin
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L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
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