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Illusion Tranquille
> L’Illusion Tranquille 29 novembre 2006, par Linette Morin 69.51.223..*** Je suis allée voir "L’Illusion tranquille" la semaine passée au Cinéma "Le Clap". Ce cinéma propose des films de répertoire. Il traite des finances du Québec avec le point de vue de "la droite", de la "méchante droite". Dans la population, on sent un besoin de changement car croyez-le ou non, à la fin du film, les spectateurs "ont applaudi". Je n’avais jamais vu ça et bien évidemment, je faisais partie des gens qui applaudissaient. On est plus que tanné de voir la "gauche" nous dicter leur point de vue. Ce film apporte un vent de fraîcheur. Je suis allée voir ce film un dimanche après-midi. Sans en avoir parlé à mes enfants, j’y ai rencontré ma fille et son conjoint qui venaient justement voir ce film eux aussi. Ils ont 24 et 26 ans et débute dans la vie. Ils auront à payer pour toutes nos dettes et pour tous nos fonctionnaires à la retraite. Ces fonctionnaires qui bénéficient de conditions exceptionnelles dans leur travail (permanence, gros salaires, syndicats forts, bonne retraite, etc...). Nos jeunes n’auront jamais des postes comme les retraités de l’État. Est-ce normal ? Ce n’est pas par jalousie mais nous, les non-syndiqués, dans le secteur privé, nous sommes fatigués de payer pour ces gros bébés gâtés. De plus, pourquoi un fonctionnaire de 55 ans prend sa retraite alors qu’il est en pleine santé ? On perd son expérience et en plus, il faut payer quelqu’un d’autre pour faire son travail. En résumé, c’est un très bon film rafraîchissant. Bravo aux concepteurs ! |
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L'illusion de moins en moins tranquille
Le Journal de Montréal, p. 26 / Nathalie Elgrably, 07 décembre 2006 Vous voulez réagir à cet article? Vous voulez poser une question à son auteur? Je sentais depuis déjà quelque temps que beaucoup de gens au Québec avaient entrepris une remise en question fondamentale. J'en ai eu la confirmation en visionnant le documentaire de Joanne Marcotte intitulé l'Illusion tranquille. D'une durée de 72 minutes, ce film fait des vagues dans la région de Québec où il est diffusé depuis le 10 novembre. Les Montréalais ne peuvent toujours pas le voir, car aucune salle de cinéma et aucun diffuseur n'a jusqu'à maintenant trouvé le courage de le présenter. Il faut dire que l'Illusion tranquille est différent des documentaires auxquels nous sommes habitués et qui sont généralement conçus pour amener le spectateur à s'apitoyer sur le sort des uns ou à admirer les réalisations des autres. Au contraire, ce film se penche sur le «modèle québécois» et cherche à déterminer si les valeurs de solidarité, de justice et d'équité dont nous nous enorgueillions sont réalité ou fiction. Les réalisateurs ont questionné des experts de la situation économique et sociale ainsi que la relève québécoise et ont réalisé une production non partisane qui émet des constats, les explique de manière rationnelle et intelligente et d'identifie des pistes de solutions. Évidemment, quiconque ose remettre en question le sacro-saint «modèle québécois» est sévèrement jugé et accusé, de traître à la nation ou d'antiquébécois. Or, c'est justement l'amour de notre Belle Province qui incite à l'autocritique. Et à moins de jouer à l'autruche, il est impossible de nier le constat qu'émettent les experts interviewés, à savoir que notre taux de chômage est élevé, que nous payons trop d'impôts, que nous sommes relativement pauvres, que notre croissance économique est relativement lente, que notre dette est colossale et que nos infrastructures sont déficientes. À qui la faute? Les spécialistes n'hésitent pas à incriminer l'interventionnisme étatique et notre dépendance collective à l'État, une dépendance dont les racines remontent à la Révolution tranquille. Le documentaire se penche sur les systèmes de santé et d'éducation, les garderies à sept dollars, l'assurance médicament, la régie des rentes et le gel des frais de scolarité. Avec des explications claires et logiques, les experts attribuent les ratés observés à la «culture de la plainte et de la revendication» qui trouve écho dans l'étatisme. Exaspération des jeunes Mais ce documentaire est particulièrement intéressant, car les jeunes interrogés y expriment une réelle exaspération face à la «pensée unique étatiste et syndicale». À l'unisson, ils insistent sur la nécessité d'un changement de cap. Si leurs interventions reflètent l'opinion ne serait-ce que d'une fraction de la génération montante, le mouvement syndical et les supporters d'un modèle social-démocrate paternaliste rencontreront une résistance croissante au cours des prochaines années. D'ailleurs, ne serait-ce pas parce que le syndicalisme et l'étatisme trouvent de moins en moins d'adeptes que les syndicats ont ressenti le besoin de distribuer dans les cégeps la brochure «Parlons Politique!», un outil de propagande qui véhicule des dogmes et des mythes pour faire avancer leur cause? Certains diront que l'Illusion tranquille ne trouve pas de diffuseur parce qu'il présente des idées «de droite». Vu les défis que doit relever le Québec, il est nécessaire de sortir du clivage gauche/droite, de juger les idées à leur mérite et de remplacer les dogmes par le gros bon sens. Ce film est l'équivalent d'une brèche dans le modèle québécois. On peut l'ignorer en espérant que le malaise qui habite les jeunes disparaîtra. Mais, là encore, ce ne sera qu'une illusion. Quand un modèle ne fonctionne plus, le ciment social qui le maintient finit par craquer, ce n'est qu'une question de temps! * Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec. Nathalie Elgrably est économiste à l'Institut économique de Montréal et auteure du livre La face cachée des politiques publiques. |
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RICHARD MARTINEAU, Journal de Montréal - "Ce film est à la situation financière du Québec ce que An Inconvénient Truth, le fameux documentaire d'Al Gore, est au réchauffement de la planète. Un électrochoc."
RENÉ HOMIER-ROY, C'est bien meilleur le matin, Radio-Canada - "Un documentaire absolument unique ... qui en regorge d'opinions extrêmement, fermement et intelligemment exprimées par des gens qu'on entend jamais." MARIO ROY, éditorialiste La Presse - "La description des aspects religieux des dogmes qui fondent le bon vieux modèle québécois constitue certainement la partie la plus fascinante de L'Illusion tranquille." - Mario Roy, éditorialiste La Presse NATHALIE ELGRABLY, chroniqueur Journal de Montréal et de Québec - "Ce documentaire est particulièrement intéressant, car les jeunes interrogés y expriment une réelle exaspération face à la "pensée unique étatiste et syndicale". (...) Étant donné les défis que doit relever le Québec, il est nécessaire de sortir du clivage gauche/droite, de juger les idées à leur mérite et de remplacer les dogmes par le gros bon sens. Ce film est l'équivalent d'une brèche dans le modèle québécois." - HENRY AUBIN, Montreal Gazette - "This Quebec-made documentary does what no francophone film has ever done before: It systematically challenges many of the province's sacred cows, starting with the untouchability of "le modèle québécois". ... This Quebec movie requires looking in the mirror." GRAEME HAMILTON, The National Post - "A new disaster movie is playing in Quebec theatres, but this one features no tidal waves or nuclear Armageddon. The nightmare scenario in L'Illusion tranquille involves an ageing society living beyond its means, unable to shake the grip of meddlesome government and powerful trade unions. The place is Quebec, and the year is 2007." MACLEANS - "The self-produced documentary has provoked a veritable crise de conscience in the province's media and cultural circles, simply by pointing out what is becoming increasingly obvious: Quebec is broken." |
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