13/05/2007, 07h05
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Dépression post-natale
Citation:
L'état d'esprit d'une nouvelle maman dépressive peut influer sur le développement de son enfant pendant plusieurs années, montrent des travaux menés à l'Université Concordia et à l'Université de l'Iowa.
Ainsi, la dépression post-partum peut avoir des effets persistants sur le nouveau-né, bien après le rétablissement de la mère.
L'étude dirigée par David Forman, professeur de psychologie à l'Université Concordia, montre que la réussite d'une psychothérapie chez une mère dépressive ne suffit pas à protéger sa relation avec le bébé, et que ses premières impressions par rapport à son nouveau-né peuvent subsister pendant des années.
Les chercheurs affirment que leurs résultats sont importants, car ils montrent que les mères dépressives sont plus enclines à mal percevoir leur bébé et à le trouver difficile.
..."Étonnamment, la vision qu'a la mère de son enfant reste la même au fil du temps, comme par un phénomène d'anticipation. Si la mère le juge difficile, le nouveau-né peut s'avérer plus tard un enfant ou un adolescent difficile...."David Forman
Les études
Les travaux portaient sur 157 mères, six mois après l'accouchement. Les deux tiers qui souffraient d'une dépression post-partum ont bénéficié d'une courte psychothérapie qui s'est révélée très efficace pour soulager la dépression.
Toutefois, en dépit de leur rétablissement, leur sensibilité face à leur bébé ne s'est pas automatiquement améliorée et elles ont continué à le juger très difficile.
Les chercheurs ont réinterrogé les mères lorsque les jeunes ont atteint l'âge de deux ans.
Celles qui étaient dépressives voyaient toujours leur enfant négativement. De plus, ces derniers avaient plus que les autres enfants tendance à présenter des problèmes de comportement. Les mères dépressives estimaient également que leur enfant était moins attaché à elles.
Des données capitales
Selon les chercheurs, ces résultats sont particulièrement préoccupants puisqu'ils montrent que le lien entre la mère et l'enfant reste marqué par une dépression post-partum et que le développement de l'enfant sera touché.
Les chercheurs pensent cependant que certaines de ces difficultés peuvent être surmontées. Une intervention rapide, avant que la mère ne se convainque que son enfant est difficile, et l'ajout d'un traitement accompagné d'une aide parentale peut favoriser le développement de l'enfant.
D'autres recherches menées sur des enfants plus âgés prouvent que le traitement de la mère profite à l'enfant.
L'étude, intitulée Effective treatment for postpartum depression is not sufficient to improve the developing mother-child relationship, a été publiée dans l'édition du printemps de la revue Development and Psychopathology.
De difficiles lendemains
Après un accouchement, 70 à 80 % des femmes connaissent une grande fatigue appelée baby blues. Mélange de sentiments dépressifs, d'angoisse, d'anxiété et de culpabilité, cet état peut durer plusieurs jours, mais s'estompe graduellement. Toutefois, entre 6 et 10 % des nouvelles mères développent une dépression postnatale plus grave, une forme de dépression majeure pour laquelle un traitement est nécessaire.
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A titre d'information pour les jeunes ou futures mamans.
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Le jour viendra où les personnes comme moi regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent aujourd'hui le meurtre des êtres humains.
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