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Vieux 22/12/2007, 14h51   #121 (permalink)
Joulette
 
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Date d'inscription: mars 2007
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Voici un texte de Voltaire, pourtant connu pour avoir été un anti-clérical ... quelles belles paroles ! Elles ont été données en dictée dans une classe primaire dans un pays musulman, en cours de français. C'était à l'occasion des attentats qui ont eu lieu le 11 décembre et qui ont fait beaucoup de victimes :

"Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui a tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à tes yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supporte ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l’habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni envier, ni de quoi s’enorgueillir.

Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! Qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant."

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Vieux 29/12/2007, 10h14   #122 (permalink)
ladoucejojo
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Thumbs up

AH!!! Je vous reconnais, bien la...

Vous reusissez toujours a trouvee, un aspect positif, dans des avenements, d'une tristesse horrible.

Grand merci, joul. Pour ce magnifique texte. J'esperes que tous ceux qui passeront, prennent le temps de bien l'impregner, dans leurs coeurs et leurs Ames.
Pour ne plus oublier, que l'ons ce dois; d'apprendres a se respecter et as s'accepter, avec nos differences et nos ressemblances.

Si, nous voulons un jour, vivres en paix, tous ensembles, sur cette terre.
Encore une fois merci.

La douce jojo xoxoxo
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Vieux 30/12/2007, 14h52   #123 (permalink)
Joulette
 
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Date d'inscription: mars 2007
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Merci, Ladouce au coeur d'Or.

Vous aussi, vous trouvez toujours le mot qui fait plaisir ... d'où vous vient cette richesse si ce n'est d'une âme tendre et pleine de bonté envers les autres !

Voici sortis de mes petits papiers ces vers de ma main :

Passé composé, futur antérieur

Temps de ma vie,
Peux-tu me répondre ?
Images de mes jours,
Me direz-vous l'avenir ?

Mer, collines, bords des chemins
Pensées se mouvant
Comme des nuages dans mon ciel
Passé renouvelé
Vous êtes les lignes de ma main
Troublées par les vagues de mes rêves.

Mon univers pareil au cristal,
Le vent de mes souvenirs futurs
T'emprisonne dans son fracas.
Hélas ! Peux-tu seulement t'échapper ?

Voix de ces jours qui me liez
Aux jours après le sommeil
Que votre son est souffrance !
Hélas ! Puis-je seulement me mutiler ?

Temps de ma vie,
Deuils de mes pleurs,
Images de mes jours,
Mes angoisses et mon enfer !

Hélas ! Suis-je seulement
Prophète de verbes à conjuguer
Aux temps de la solitude
Et de la tristesse ?

(19 janvier 1980)
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Vieux 06/02/2008, 11h38   #124 (permalink)
Denis
 
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Gabriel Garcia Marquez



Florentino Ariza avait pensé lui apporté les soixante-dix feuillets qu'il pouvait réciter par coeur à force de les avoir lus, mais il avait fini par se décider pour une demi-feuille sobre et explicite où il lui jurait l'essentiel : une fidélité à toute épreuve et son amour à jamais. Il la sortit de la poche intérieure de sa redingote et la mit sous les yeux de la brodeuse intimidée qui n'osait touijours pas le regarder. Elle vit l'enveloppe bleue trembler dans la main pétrifiée de terreur, et tendit son métier à broder afin qu'il y dépôsat la lettre car elle ne pouvait admettre qu'il pût remarquer que ses doigts à elle aussi tremblaient. C'est alors que l'incident eut lieu : un oiseau s'agita entre le feuillage des amandiers et la fiente tomba juste sur l'ouvrage. fermina Florentino Daza écarta le métier, le cacha derrière la chaise afin que Florentino Ariza ne s'aperçût pas de ce qui venait d'arriver et le regarda pour la première fois, le visage en feu. Florentino Ariza, impassible la lettre à la main, dit : "Ça porte bonheur." Elle le remercia d'un premier sourire, lui arracha presque la lettre, la plia et la cacha dans son corsage.Il lui offrit alors le camélia qu'il portait à sa boutonnière. Elle le refusa : " C'est une fleur de fiancailles." Et sans plus atttendre, consciente que le temps s'écourtait, elle se réfugia de nouveau dans sa réserve.
"Maintenant, partez, dit-elle, et ne revenez que lorsque je vous le dirai."

Lorsque Florentino Ariza l'avait vue pour la première fois, sa mère avait tout compris avant même qu'il ne la mit au courant parce qu'il avait perdu l'appétit et passait des nuits entières à se tourner et se retourner dans son lit. Mais lorsqu'il commenca à attendre la répose de sa première lettre, son anxiété se compliqua de diarrhées et de vomissements verts, il perdit le sens de l'orientation, souffrant d'évanouissements subits, et sa mère fut terrorisée parce que son état ne ressemblait pas aux désordres de l'amour mais aux ravages du choléra.
Denis est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 10/02/2008, 11h24   #125 (permalink)
Joulette
 
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... Extrait de "Les dits de Bistami", de Abu Yazid Bistami, qui vécut en Perse (Iran d'aujourd'hui) entre le 8e et le 9e siècle. Grand mystique musulman, il a laissé ces Dits (Shatahat)qui furent recueillis après sa mort.


* Mon Dieu, si Tu les graciais tous, depuis Adam jusqu'au jour de la Résurrection, Tu ne gracierais qu'une poignée de terre. Et si Tu les brûlais tous, Tu ne brûlerais qu'une poignée de terre.

* Balkhi (l'un des transmetteurs des Dits de Bistami) arriva chez Abu Yazid qui lui dit :
- Pourquoi erres-tu tant ?
- L'eau stagnante pue.
- Sois un océan, tu ne pueras point.

* Ne se connaît pas lui-même qui a pour compagne la concupiscence.

* - Qu'est-ce que le paradis ?
- Un jeu d'enfants.

* - Comment as-tu connu Dieu ?
- Si tu Le connaissais, tu ne m'aurais pas interrogé. Qui ne connaît pas Dieu, ne saisit pas le propos de qui Le connaît. Et qui Le connaît, se passe de la question.
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