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#1 (permalink) |
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Date d'inscription: mars 2007
Messages: 521
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Hamidou Dia - Sénégal
Je voudrais de nouveau fleurir Sous le fleuve d'hibiscus Et les sépulcres sacrés Le passé oublié Le long des ficus ... Fleurissant le murmure perdu Des gazons émus du souvenir. Je voudrais de nouveau fleurir Sous les rempars de la mémoire ... Fleurir à flots de rire Sous les hautes racines du banian Tapissant les rues sonores La fragrance des lamantins. Fama Dikkel aux sourires de maïs Je me rappelle Tes cheveux insulaires Le long des brumes La ferveur silhouettée de tes pas Tous les jours Le rythme des graines hivernales Sur le chaum des toits. Je me rappelle Les rires cadencés De tes perles d'abandon La tendre complicité des vagues Abreuvant la nostalgie des rivages L'arpège du fleuve, l'écho des falaises. Souveraine impératrice Berce mon coeur écarlate Primordiale Fama Au rythme du fantang Que je danse pour toi alaamari Berce mon tressaillement Mon premier clair de lune Moi qui suis parti Le premier Où le fleuve est plus haut que le zinc Habiter le diery, me désaltérer au walo. |
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#3 (permalink) |
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Date d'inscription: mars 2007
Messages: 521
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Ton jouet quotidien c'est la clarté du monde.
Visiteuse subtile, venue sur l'eau et sur la fleur. Tu passas la blancheur de ce petit visage que je serre entre mes mains, comme une grappe, chaque jour. Et depuis mon amour tu es sans ressemblance. Laisse-moi t'allonger sur des guirlandes jaunes. Qui a écrit ton nom en lettres de fumée au coeur des étoiles du sud? Ah! laisse-moi te rappeler celle que tu étais alors, quand tu n'existais pas encore. Mais un vent soudain hurle et frappe à ma fenêtre. Le ciel est un filet rempli d'obscurs poissons. Ici viennent frapper tous les vents, ici, tous. La pluie se déshabille. Les oiseaux passent en fuyant. Le vent. Le vent. Je ne peux que lutter contre la force humaine. Et la tempête a fait un tas des feuilles sombres et détaché toutes les barques qu'hier soir amarra dans le ciel. Mais toi tu es ici. Mais toi tu ne fuis pas. Toi tu me répondras jusqu'à l'ultime cri. Blottis-toi près de moi comme si tu craignais. Mais parfois dans tes yeux passait une ombre étrange. Maintenant, maintenant aussi, mon petit, tu m'apportes des chèvrefeuilles, ils parfument jusqu'à tes seins. Quand le vent triste court en tuant des papillons moi je t'aime et ma joie mord ta bouche de prune. Qu'il t'en aura coûté de t'habituer à moi, à mon âme seule et sauvage, à mon nom qui les fait tous fuir. Tant de fois, nous baisant les yeux, nous avons vu brûler l'étoile et se détordre sur nos têtes les éventails tournants des crépuscules. Mes mots pleuvaient sur toi ainsi que des caresses. Depuis longtemps j'aimai ton corps de nacre et de soleil. L'univers est à toi, voilà ce que je crois. Je t'apporterai des montagnes la joie en fleur des copihués avec des noisettes noires, des paniers de baisers sylvestres. Je veux faire de toi ce que fait le printemps avec les cerisiers. |
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#4 (permalink) |
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Date d'inscription: mars 2007
Messages: 521
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Yeux de biais ventre à terre
que font ceux-là bien affalés dans la soumission quelle maîtresse liberté quelle épidémie de printemps pourraient les ranimer ah revêts ma colère toi qui traques la douleur dans ce désert de papier Dernière modification par Joulette 14/03/2007 à 17h45. |
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#5 (permalink) |
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Date d'inscription: mars 2007
Messages: 521
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Chacun son Sinaï
de l'envol au déclin son Everest enfoui dans un vivace ego chacune extravoyante ou s'aveuglant de rage par un méfait des temps aux abords de l'alter ni l'âme qui s'affale devant la loi des murs ni l'encre obnubilante n'auront raison du tendre |
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#10 (permalink) |
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Date d'inscription: mars 2007
Messages: 521
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Paul Verlaine - Sagesse, vers écrits en prison
Le ciel est par dessus le toit 1. Le ciel est par-dessus le toit, Si bleu, si calme ! Un arbre, par-dessus le toit, Berce sa palme, 2. La cloche dans le ciel qu'on voit Doucement tinte Un oiseau sur l'arbre qu'on voit Chante sa plainte. 3. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là - Simple et tranquille. Cette paisible rumeur-là Dis, Vient de la ville. 4. Qu'as tu fais, ô toi que voilà Pleurant sans cesse, Qu'as-tu fait, toi que voilà De ta jeunesse ? |
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