Accueil du site Accueil du forum Smiley Jeux Annonce classée Messages du jour Mes Discussions / Réponses Ouvrir la liste d'amis
Précédent   Forum Webréalité > Les forums généralistes > Le littéraire
S'inscrire Utilisateurs actuellement connectés Membres FAQ Calendrier Recherche Messages du jour Marquer les forums comme lus

Réponse
 
LinkBack Outils de la discussion Rechercher Modes d'affichage
Vieux 23/03/2007, 13h29   #21 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Chapitre 9

Les semaines passèrent. Je fini par trouver un autre emploi à temps plein à savoir journalier dans un grand magasin. Je travaillais de nuit. De 23h00 à 8h00 du matin. Mon travail consistait à remplir les étalages de marchandises récemment reçues et à les étiqueter.

C’était un boulot pénard. Même si nous étions plusieurs à travailler de nuit nous n’avions guère de contact avec les autres car chacun s’occupait d’un département différent.

Je préférais cela. Je n’aimais pas trop le travail d’équipe. Et j’aimais encore moins les questions sur ma vie privée !

Ce travail étant plus loin de notre maison je rentrais à la maison vers 9h15-9h30. Je grignotais un peu. Dormait jusqu'à 14h00. Dînait seul. Puis vers 15h15 j’allais chercher les enfants à l’école et je m’occupais d’eux en attendant Hélène qui rentrait généralement vers 17h30.

La plupart du temps nous mangions des plats surgelés pour souper. J’avais fait un jour une remarque à ce sujet à Hélène et la réponse fut cinglante ! « Si ça ne te convient pas, fait-le toi le souper ! ».

Je remettais à chaque semaine mon salaire à Hélène qui le déposait dans notre compte conjoint. Elle me donnait 25$ de dépense par semaine. Une chance que je ne fumais plus depuis belle lurette ! Mais j’étais prêt à bien des sacrifices pour pouvoir retourner aux études et ainsi me garantir un meilleur avenir dans ce pays.

Nous venions de célébrer notre 2ième anniversaire de mariage. Comme le temps passait vite ! J’annonçai à Hélène que j’allais m’inscrire à l’Université dans quelques mois, en septembre.

Hélène me répondit que cela n’était pas possible pour l’instant. Devant mes questions elle m’avoua qu’elle avait utilisé une grande partie de « mon » salaire pour payer des dettes et aussi acheter de nouveaux manteaux d’hiver aux enfants. En résumé, il ne restait plus grand chose de « mes » économies !

J’étais abasourdi ! Comment cela était-il possible ? Je lui avais fais confiance ! Totalement confiance !

Nous eûmes une scène terrible. Hélène quitta la maison avec les enfants et me dit qu’ils passeraient la nuit chez ses parents le temps que je retrouve mon calme.

J’appelais mon patron et prétendit que je souffrais d’une gastro pour ne pas aller travailler cette nuit là.

Durant la soirée, je décidai d’écrire à mon frère pour prendre des nouvelles de la famille. En farfouillant dans l’ordinateur je trouvai plusieurs photos d’un homme qui m’était inconnu.

A la fin de la nuit je savais à quoi m’en tenir. Ma « femme » avait un amant. Depuis des mois ! Leurs correspondances ne laissaient aucun doute sur la nature de leur relation.

Non seulement elle m’avait « volée » mais en plus elle m’avait trompée ! Avec un noir en plus ! Un Congolais qui vivait à Montréal depuis des années.

S’en était trop.

Mais quoi faire ? Je n’avais aucun sous, aucun ami dans ce pays, rien.

Je devais réfléchir.

A suivre …
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 23/03/2007, 13h29   #22 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Chapitre 10

Durant cette même nuit, je me branchai sur le tchatte ou Hélène et moi avions faits connaissance. Je discutai avec plusieurs personnes dont une femme qui utilisait le pseudo « Ange Bleu ».

Cette femme avait 49 ans, divorcée, sans enfant et était secrétaire juridique. Ce soir là, elle était plutôt à plat. Elle venait de rompre avec son copain des 8 derniers mois. Un Algérien de 51 ans qui s’appelait Mohamed.

En fait, cet homme lui avait fait croire que tout était terminé entre sa femme et lui, qu’ils faisaient toujours vie commune pour le bien de leurs deux enfants uniquement.

Au début de leurs fréquentations, il avait toujours beaucoup de temps libre, mais soudainement tout avait changé ! « Ange bleu », dont le vrai nom était Roselyne, avait commencé à se poser des questions et devant son insistance Mohamed avait fini par cracher le morceau. Sa femme était de nouveau enceinte !

Roselyne n’y comprenait plus rien ! A entendre Mohamed il faisait chambre à part depuis des lustres !

Mohamed avoua qu’il y avait eu un rapprochement, 3 mois plus tôt, avec sa femme Leïla de 17 ans sa cadette et qu’elle était maintenant enceinte de leurs troisièmes enfants.

Roselyne avait aussitôt placé Mohamed devant un ultimatum. C’était elle ou Leïla. Mohamed avait opté pour sa femme et Roselyne se sentait trahie et honteuse.

Pendant plusieurs heures nous discutâmes ensembles. Je l’écoutai beaucoup et parlai peu. A l’aube nous échangeâmes nos adresses de courriels et elle me promit de me donner des nouvelles régulièrement.

Je me couchai vers 5h00 du matin et dormit jusqu'à 11h00. Hélène et les enfants rentrèrent vers midi. Après avoir dîner, une fois les enfants sortis jouer dehors, nous eûmes Hélène et moi une discussion.

A compter de ce jour j’allais gérer moi-même mon salaire. J’avais fais les comptes et je m’engageai à lui payer 50% de tous les frais. Hélène accepta. Elle n’avait guère le choix ! En effet, mes petites vérifications me permirent de découvrire qu’elle avait encore pas mal de dettes et elle n’avait pas encore terminé de payer la maison.

Je savais que cette situation n’était pas l’idéale, loin de là. Juste le fait de vivre auprès d’elle m’était insupportable ! Mais je devais absolument gagner du temps histoire de me localiser ailleurs.

Un soir, soit exactement 2 mois après notre entente financière, je dus quitter mon travail plus tôt à cause d’une panne d’électricité. Je rentrai pour trouver ma femme assise dans le salon avec un black !

Elle portait une robe de nuit très légère. Quant à lui il s’était défait de sa chemise et était allongé sur le divan. Sur « mon » divan !

Ils étaient tellement plongé dans leurs embrassades qu’ils ne m’entendirent pas rentrer. Je poussai un hurlement ! Hélène se redressa en criant. Je sautai à la gorge du black lequel n’avait même pas eu le temps de se redresser. J’étais beaucoup plus petit que lui mais la fureur me rendait très fort. Ce sont les cris de Hélène et des enfants qui m’empêchèrent de le tuer.

Hélène pleurait et les enfants aussi. Le black quitta l’appartement sans demander son reste !

Je me précipitai dans la chambre. Pris une valise, y engouffrai mes vêtements, papiers etc. Parvenu à la porte Hélène tenta de me retenir en pleurant à chaudes larmes. Elle disait qu’elle était désolée ! Qu’elle m’aimait ! Qu’elle ne savait pas pourquoi elle avait fait ça !

Je sortis sans rien dire. J’étais libre ! Enfin libre !

Ce n’est que rendu à la station de métro voisine que je me demandai alors quoi faire ?

J’eus alors l’idée d’appeler Roselyne avec qui j’avais gardé le contact et à qui je parlais à tous les jours. Je lui expliquai rapidement la situation. Elle vint me chercher à la station de Métro et m’amena chez elle pour y passer la nuit histoire de me dépanner me dit-elle.

A suivre …
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 23/03/2007, 20h54   #23 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Chapitre 11

Le lendemain Roselyne me demanda qu’elles étaient mes intentions ! Je lui avouai que j’étais encore trop sous le choc pour avoir prit une quelconque décision mais une chose était certaine il me fallait divorcer de cette femme. Je ne voulais plus la revoir jamais !

Je demandai à Roselyne s’il était possible qu’elle me garde chez elle encore quelques jours le temps de trouver un appartement. Je lui donnai 200$ pour payer ma part de nourriture et d’hébergement et j’emménageai dans le sous-sol de sa maison.

Je visitai plusieurs logements mais comme nous étions hors de la période de location annuelle ils étaient plutôt rares. Certains étaient de véritables taudis et d’autres étaient si cher que mon salaire n’aurait pas suffit à payer les charges.

Roselyne et moi nous installâmes dans un petit train-train quotidien qui nous convenait si bien qu’elle me proposa alors de rester jusqu’en juillet (nous étions en mars) ce qui me donnerait largement le temps de trouver un appartement salubre et à un prix raisonnable.

Je devins son colocataire. Du moins c’est ainsi qu’elle voyait les choses. Mais moi j’avais d’autres projets en tête. Roselyne était une femme bien. Gentille, excellente cuisinière, bonne et surtout de la veille école. Elle m’entourait toujours de milles attentions. Lavait mes vêtements. Me préparait mon « lunch ».

De mon côté ma vie avec Hélène m’avait au moins permit d’apprendre à m’occuper de la maison et je rendais de menus services à Roselyne. Je réparai la plomberie de la salle de bain de l’étage. Peinturai le salon qui en avait bien besoin. Bref, tout allait pour le mieux et cet « arrangement » me convenait très bien.

En mai j’avais non seulement gagné sa confiance mais son affection. Un soir, elle rentra de réunion très fatigué. J’avais préparé une soupe marocaine qu’elle dévora. Puis, je lui proposai de la masser car elle se plaignait de douleurs au cou et aux épaules.

Je mis tout mon art à la masser et elle fut rapidement si détendue qu’elle se laissa totalement aller entre mes bras. Plus tard, cette nuit là, je lui dis que je l’aimais et que je voulais passer le reste de ma vie avec elle.

Je quittai mon sous-sol pour emménager à l’étage avec elle dès le lendemain. Les mois passèrent. Nous faisions plein de projets. Roselyne accepta de m’aider à payer mes cours. En effet cela me permettrait d'avoir un meilleur travail. Par conséquent cela nous permettrait de réaliser nos rêves plus rapidement.

Je commençai mes cours à l’Université de Montréal en septembre 2003.

Je prétextai bientôt mes nombreux travaux scolaires pour réintégrer le sous-sol. Je ne voulais surtout pas la priver de son précieux sommeil !

Même si Roselyne était un peu triste de mon éloignement, elle mettait le tout sur le compte des sacrifices nécessaires pour réaliser nos projets.

Je faisais ma part dans la maison. Lui faisait l’amour sur une base régulière. Bref, elle était pleinement heureuse même si elle trouvait la charge financière de ma scolarité un peu lourde.

Pour ma part je n’avais pas à me plaindre. Mes études se passaient bien. Je m’étais fais quelques copines avec qui je passais de bons moments sans engagement et sans complications.

C’est ce qu’il y avait de bien avec les Québécoises. Elles étaient ouvertes et sans tabous. Très différentes de la femme marocaine sur plusieurs points. En plus, pour une raison que j’ignorais la plupart aimaient beaucoup les « basanés ».

Bon je dois l’admettre j’étais assez bel homme. 1,80, cheveux bruns, yeux brun, teint légèrement halé, mince avec un sourire blanc comme la neige j’avais tout pour plaire à ces dames.

Bien sur, je n’ai jamais parlé de ces petites aventures à Roselyne. A quoi bon ? Et puis, je n’étais pas marié avec elle à ce que je sache !


A suivre …
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 24/03/2007, 07h29   #24 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Chapitre 12

Dès mon inscription à l’Université j’avais fait les démarches pour mettre fin à mon mariage avec Hélène. Fort heureusement elle accepta de signer des documents à l’amiable.

En fait, je lui avais fais comprendre que je pouvais fort bien me laisser vivre sur l’aide sociale, ce qui lui aurait coûté très cher, puisqu’elle devrait alors rembourser le gouvernement des dites sommes dues au fait qu’elle avait signé un engagement (parrainage) à cet effet.

Lors de mon inscription j’appris qu’il me faudrait faire un stage afin que mes quatre cours soient reconnus par le Ministère de l’Éducation.

Je ne connaissais personne ici si bien que je me tournai à nouveau vers Roselyne qui me dit qu’elle vérifierait au sein de son entreprise, auprès de collègues et d’amis s’il n’y avait pas une entreprise prête à me prendre pour un stage de trois mois.

J’en parlai aussi à mes petites copines de l’Université et, sur les conseils de Roselyne je mis même une annonce dans le journal qui ne donna pas grand chose !

Puis, je fis la connaissance de Julie. La douce et tendre Julie. Sa sœur lui avait parlé de moi. Julie fréquentait un Marocain depuis un peu plus de un an. Ce dernier était retourné au Maroc depuis plusieurs semaines car sa mère était très malade. Elle avait visité le Maroc à deux reprises et avait beaucoup aimé. Elle travaillait pour la firme Studio Urbanistica et, devant l’instance de sa sœur, elle avait parlé de moi au département des ressources humaines de son entreprise. La responsable était prête à me rencontrer pour discuter d’un possible stage chez eux.

Après deux entrevues, ils acceptèrent de me prendre comme stagiaire dès la fin de mes cours en autant, bien sur, qu’ils fussent réussis avec succès.

Pour les remercier j’invitai Julie et sa sœur au restaurant. Roselyne m’avait prêté la voiture pour l’occasion ainsi que de l’argent.

La soirée se passa très bien. Je proposai à Martine et Julie d’aller les reconduire. Je déposai d’abord Martine chez elle, puis allai reconduire Julie qui m’invita alors à prendre un café.

Julie ne cessait de parler de Hamid, son amoureux. Elle s’ennuyait terriblement de lui. S’inquiétait du temps qu’il mettait à rentrer au Québec etc. Elle se mit à pleurer. Je la pris dans mes bras pour la consoler. Tout à coup, elle m’embrassa. Un baiser qui me scia les jambes !

J’avais beau me dire : attention danger ! Rien à faire ! Était-ce l’effet de la pleine lune ? Le fait qu’elle soit en manque depuis trop longtemps toujours est-il que nous nous retrouvâmes à baiser comme des fous sur le tapis du salon !

Une fois le calme revenu, nous étions tous les deux en état de choc. Julie tout d’abord parce qu’elle aimait sincèrement Hamid mais également parce qu’elle savait que sa sœur était amoureuse de moi. Et moi, parce que je ne voulais pas voir mon stage s’envoler en fumée pour une partie de jambe en l’air !

Nous décidâmes de ne pas parler de cet « incident » de parcours à quiconque mettant la faute sur la fatigue et la solitude.

Je rentrai à la maison. Il était deux heures du matin. Roselyne était très inquiète ! Ce soir là je dormis avec elle. Dire que j’avais failli tout gâcher pour une blonde aux yeux bleus. Mais quelle blonde ouffff !

A suivre
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 24/03/2007, 07h29   #25 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Chapitre 13

Une fois les quatre cours terminés et réussis avec mention je débutai mon stage chez Studio Urbanistica.

Je revis Julie à quelques reprises dans le cadre de mon stage mais nous avons tout fait pour nous en tenir à des relations purement professionnelles.

J’avais couché à quelques reprises avec sa soeur Martine, histoire de la remercier de sa précieuse aide pour le stage mais, fort heureusement pour moi, elle jeta vite son dévolu sur un latino qui donnait des cours de Tango ce qui m’empêcha d’avoir à mettre fin à une relation trop envahissante.

A la fin de mon stage, j’avais si bien fait, que l’entreprise m’engagea à temps plein pour un salaire bien en dessous de ma valeur. Qu’a cela ne tienne, j’allais l’avoir mon « expérience canadienne ! ».

Avec Roselyne les choses n’étaient plus ce qu’elles étaient. Je ne sais pas si c’était le fait qu’elle venait d’avoir cinquante ans mais elle était devenue d’une jalousie quasi maladive.

Bon je n’étais pas un saint, c’est vrai, mais j’avais toujours eu la décence d’être très discret concernant mes petites aventures sans lendemain.

Maintenant que j’avais officiellement divorcé et que j’avais un emploi permanent je n’avais qu'une envie soit celle de vivre comme je l’entendais sans rendre de compte à personne.

Je n’avais rien à reprocher à Roselyne. Seulement je voulais autre chose voila tout !

Et puis, elle devait bien se douter, vu notre différence d'âge que ça ne durerait pas toujours nous deux !

Les adieux furent déchirants. Roselyne pleura beaucoup. Cria. Hurla. Elle me supplia de ne pas partir. Mais rien n’y fit ma décision était prise. J’avais préparé ma sortie depuis quelques semaines déjà en amenant petit à petit mes effets personnels dans mon nouvel appartement tant et si bien que le jour J venu il ne restait plus grand chose à déménager.

Pendant les semaines qui suivirent ce fut infernal. Elle ne cessait de me téléphoner au travail en me disant qu’elle se suiciderait si je ne revenais pas à la maison. Elle me menaçait de prendre un avocat etc.

Je raccrochais dès que j’entendais sa voix. Je plaçai ma ligne personnelle sur liste rouge et je coupai les ponts avec tous les gens qui la connaissaient de près ou de loin.

J’avais d’autres chats à fouetter. J’allais retourner au Maroc. Pour les vacances. La première fois en trois ans. J’avais hâte de revoir ma famille et mes amis. De goûter la cuisine de ma mère. De me baigner dans la mer. Retrouver le soleil et la chaleur de mon pays.

A suivre …
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 24/03/2007, 07h30   #26 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Chapitre 14

Durant les mois qui précédèrent mon retour au Maroc j’eus l’occasion de sortir avec plusieurs femmes.

Comme je ne voulais plus d’engagement d’aucune sorte je disparaissais dès que je sentais que l’une d’elle s’attachait à moi !

J’avais réalisé qu’il y avait plusieurs types de femmes. Il y avait les féministes. Ce sont des femmes qui ont en horreur les hommes mais qui savent très bien qu’il est utile d’en avoir un dans sa vie à l’occasion. Ces femmes agissaient comme les hommes. Elles chassaient leurs proies. Contrôlaient tous les détails de leurs relations et n’hésitaient pas à jeter tous les hommes qui ne correspondaient pas à leur « profil » cible.

Il y avait aussi les indépendantes. Différentes des féministes par le fait qu’elles aimaient bien les hommes au contraire. Tous les hommes. Leur seul but dans la vie étant d’avoir du plaisir et de se faire gâter.

Puis il y avait les éclopées. Alors celles-là c’était « ma » catégorie préférée. En effet, on retrouvait dans cette catégorie toutes les laissez pour compte. Les femmes plus âgées, rondes, moches, écervelées, délaissées etc.

Le seul fait de leur accorder un peu d’attention et elles voulaient te donner la lune !

Elles donnaient, donnaient, sans compter et il suffisait de peu pour les mettre dans sa poche. Un peu de patience, de l’écoute, des petites attentions, un petit mot, quelques fleurs etc.

C’était aussi les femmes les plus faciles à laisser car bien souvent elles te fournissaient elles-mêmes les milles et unes raisons qui justifiaient de le faire.

Ainsi Sandrine qui, après un mois de fréquentations, me dit qu’elle comprenait que j’en ai marre d’une femme aussi grosse qu’elle et que je méritais mieux.

Ou encore Lucie qui comprenait mon souhait d’avoir des enfants un jour alors qu’elle ne pouvait plus en avoir à 52 ans.

Je naviguais de l’une à l’autre sans éprouver le moindre remord. Après tout, je ne faisais rien de mal. Je les gâtais à l’occasion. Je leur donnais de la tendresse. Je leur donnais du plaisir. Plusieurs d’entres elles, m’avaient avoués ne jamais avoir eu un amant tel que moi dans leur vie !

Bref, tout allait pour le mieux dans ma vie et c’est pleinement satisfait de ma vie que je pris l’avion devant me ramener près des miens le 8 juillet 2004.

A suivre …
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 24/03/2007, 07h30   #27 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Chapitre 15

A mon arrivé à Casablanca mon frère Rachid m’attendait. C’est fou comme il avait vieillit en trois ans !

Tout le long du chemin nous menant à la maison il me raconta les dernières nouvelles. Maman s’inquiétait beaucoup pour moi. Mon père rentrait de plus en plus tard à la maison. Fatima et Salim se chicanaient sans cesse pour des riens ce qui rendait maman de plus en plus nerveuse !

Pour le reste tout était resté pareil et chacun faisait ce qu’il pouvait pour vivre avec ce qu’il avait.

En poussant la porte de la maison je trouvai toute la famille qui était là à m’attendre. J’eus les larmes aux yeux en voyant ma mère. Elle avait perdu beaucoup de poids et semblait très malade. Je la serrai dans mes bras pendant de très longues minutes avant que mes sœurs ne se précipitent à leur tour pour m’embrasser.

Mon père se tenait légèrement en retrait comme toujours et lorsque je lui tendis la main il me prit dans ces bras et me donna l’accolade : Bienvenu à la maison mon fils !

J’ouvris la malle qui contenait les cadeaux et j’en fis la distribution. Dieu merci je n’avais oublié personne ! Ma mère aima beaucoup les tissus que j’avais acheté pour elle. Mes sœurs étaient ravies d’avoir du parfum canadien ! Mon frère Rachid apprécia la boucle de ceinture sur laquelle on pouvait lire : Montreal police. Bref, tous étaient heureux de leurs cadeaux ce qui me fit très plaisir.

Ma mère me trouvait maigre ! Selon elle je ne devais sûrement pas manger à ma faim dans ce pays là !

Elle me servit une assiette qui devait contenir trois bonnes portions au moins en me faisant promettre de tout manger !

Je n’avais pas très faim. La fatigue du voyage et l’émotion sans doute. Mais pour lui faire plaisir je léchai même mon assiette.

Tout le monde parlait en même temps et me posait des questions sur le Canada. Sur ma vie là bas etc.

Est-ce que je vivais dans une maison en bois rond ? Est-ce vrai qu’il faisait si froid ? Est-ce que les gens étaient racistes ? Y’avait-il des Mosquées la bas ? Etc.

Des amis, voisins et connaissances passèrent à la maison me saluer. Tous voulaient de mes nouvelles. Ma mère passa la soirée à servir les uns et les autres. Chez nous pas question de laisser une personne repartir sans au moins lui offrir un breuvage ou une soupe.

Je ne cessai de la regarder. Ma mère. Comme elle m’avait manqué ! Une femme comme il ne s’en fait plus ! Une femme rare ! Une femme dévouée ! Une femme pour qui le bonheur des siens passait bien avant le sien ! Et je m’en voulais de lui avoir donné tant de soucis. J’étais sans aucun doute responsable d’une grande partie de ces cheveux gris.

J’avais les larmes aux yeux, juste à la pensée que dans quelques semaines j’allais à nouveau me séparer d’elle.

Je me levai d’un bond me précipitai vers elle pour l’enlacer.

Je demandai à mon frère Rachid de mettre un peu de musique car je voulais faire danser la plus belle femme de l’assemblée.

Ma mère se fit prier en rougissant mais devant tous les youyous elle se soumit de bonne grâce à ma demande.

Ce qu’elle était belle lorsqu’elle riait ma mère.

Ce soir là en rejoignant ma chambre j’avais pris une décision.

A suivre …
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 24/03/2007, 15h18   #28 (permalink)
placotemoi
 
Avatar de placotemoi
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Gatineau
Messages: 529
Par défaut

wowwwwwww 4 chapitres en une seule journée, milles mercis


placotemoi content..
__________________
la vie , c'est comme aller en vélo, tu dois apprendre en tombant
placotemoi est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 24/03/2007, 16h52   #29 (permalink)
Agorette
 
Avatar de Agorette
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Spaghettiville
Messages: 3 782
Par défaut

merci Lili
__________________
Une journée sans rire est une journée de perdue
Agorette est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 24/03/2007, 18h14   #30 (permalink)
Lilideslacs
Petite mémère
 
Avatar de Lilideslacs
 
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
Par défaut

Bienvenue !
__________________
L'amour, s'il unit les êtres, ne les dissout pas l'un dans l'autre. Citation de Georges Dor.
Lilideslacs est déconnecté   Réponse avec citation
Réponse

Haut de page

Outils de la discussion Rechercher
Rechercher:

Recherche avancée
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous pouvez ouvrir de nouvelles discussions : nonoui
Vous pouvez envoyer des réponses : nonoui
Vous pouvez insérer des pièces jointes : nonoui
Vous pouvez modifier vos messages : nonoui

Les balises BB sont activées : oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : oui
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are oui
Pingbacks are oui
Refbacks are oui



Fuseau horaire GMT -4. Il est actuellement 23h23.


Forum de discussion - Occupation double - loft story

Search Engine Friendly URLs by vBSEO 3.0.0 RC8