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#31 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 16
J’attendis quelques jours, pour faire part à ma mère de ma décision. En fait, je ne voulais pas en parler à quelqu’un d’autre qu’elle pour l’instant. J’expliquai à ma mère qu’entre Hélène et moi cela n’avait pas très bien marché principalement parce que nous n’avions pas les mêmes valeurs, la même culture etc. Que je n’avais qu’un souhait maintenant trouver une épouse qui lui ressemblerait ! Me mère était très émue quand je lui dis que je lui confiais la mission de me trouver cette femme. Que je lui faisais totalement confiance et que son choix serait le mien ! Aussitôt ma mère pensa à Sara la fille de son amie Zhora. Zhora et ma mère se connaissaient depuis l’enfance et avaient toujours grandis dans le même quartier. Elles avaient tous les deux mariées un homme du quartier et ne s’étaient jamais perdues de vue. Sara était la plus jeune fille de Zhora. Elle venait tout juste de célébrer son vingt-deuxième anniversaire de naissance. Je me souvenais vaguement de Sara. La dernière fois que je l’avais vu c’était à mon mariage avec Hélène. Elle avait accompagné sa mère qui était un peu souffrante. Ma mère me dit que Sara travaillait à l’hôtel de ville dans le secrétariat depuis la fin de ces études. Que c’était une jeune fille très sérieuse et très docile ! Sans en dévoiler les réels motifs ma mère organisa une rencontre afin que je puisse juger de mes yeux de la grande beauté et gentillesse de Sara. Elle invita donc Zhora et sa fille à prendre le thé un après-midi vers 15h00. Je rentrai à la maison vers 15h30. Je trouvai les trois femmes en grande conversation. Sara tendit aussitôt la main sur son voile qu’elle ramena sur ces cheveux. Ma mère avait raison. Elle était belle. Très belle ! Je me joignis à elle pour boire le thé et manger les pâtisseries qu’avait préparés Sara comme s’empressa de me dire ma mère. Celle-ci rougit lorsque je le complimenta sur ces talents culinaires. Tout le long de ce thé je l’observai discrètement et plus je la regardais et plus je me disais que ma mère avait eu raison de me vanter ses mérites. Elle avait une voix douce, un sourire éclatant, des pieds minuscules, des mains fines, une silhouette agréable. Bref, je fus immédiatement sous le charme. Une fois Zhora et Sara partis ma mère me demanda mes impressions. Ne voulant pas précipiter les choses je dis à ma mère qu’il me faudrait la revoir à plusieurs reprises pour me faire une idée définitive. Ma mère approuva d’un sourire. Elle me connaissait bien ma mère et savait déjà ce qu’il en était. A suivre …
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#32 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 17
Quelques jours plus tard ma mère invita son amie Zhora à venir à la plage avec nous. Il y aurait ma belle-sœur Fatima, Zhora, Sara, elle et moi qui ferais office de chauffeur et de protecteurs de ces dames ! Nous préparâmes un pique-nique et sous un soleil resplendissant nous partîmes à la mer. Tout le monde était d’excellente humeur. Arrivé à la plage que ne fut pas ma surprise de voir Sara se défaire de son hidjab et s’allonger sur une serviette de plage pour se faire bronzer ! Je ne pouvais détacher mes yeux d’elle. Elle était splendide vraiment ! Un peu plus tard j’allai me baigner avec Fatima et Sara se joignit à nous. Nous laissâmes les deux mamans en pleine conversation sous le parasol. Fatima avait un peu peur de la mer donc elle s’arrangeait pour ne pas aller trop loin laissant les vagues mouiller son hidjab à la hauteur maximale des genoux. Sara était un poisson. Elle plongeait dans les vagues sans crainte. Une vraie sirène ! Je nageais pas mal moi non plus. Nous fîmes la course. Je gagnai mais je dois admettre qu’il me fallut y mettre toute mon énergie ! Nous nous étions un peu trop éloignés de notre parasol et nous décidâmes d’y revenir en marchant sur le bord de l’eau, en fait, je n’avais plus d’énergie pour nager. Tout le long du chemin je sentis sur nous le regard de tous les mecs de la plage. Des regards envieux. Sara ne remarquait rien. Elle ne les regardait même pas en fait. Elle était là me posant des tas de questions sur le Canada. Il était évident qu’elle s’était beaucoup renseigné sur ce pays car elle savait des choses que même moi j’ignorais ! Elle m’avoua alors que c’était son rêve de visiter ce pays un jour et je ne trouvai rien d’autre qu’a dire : Inch’Allah ! A suivre …
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#33 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 18
Quelques jours plus tard j’annonçai à ma mère que j’approuvais son choix et de faire le nécessaire. Ma mère parla d’abord à mon père. Ce dernier resta de marbre. Depuis longtemps il savait que je menais ma vie comme je l’entendais et il se contenta de donner son accord. Tous les deux se rendirent chez Zhora. Celle-ci était veuve depuis un peu plus de deux ans maintenant et vivait avec son fils ainé et sa famille dans la maison familiale ainsi qu’avec Sara. Mes parents lui demandèrent officiellement la main de Sara pour moi. Zhora était rayonnante de joie ! Cependant elle dit a mes parents qu’elle devait d’abord en parler avec Sara et qu’elle nous rendrait une réponse le plus rapidement possible. Quelques jours plus tard ma mère m’annonça que Sara voulait me voir pour discuter avec moi. Elle vint donc à la maison pour le thé. Ma mère s’organisa pour se tenir un peu loin de nous ce qui nous permit de discuter tout en respectant les convenances. Sara me demanda alors tout plein de questions. Étais-je pratiquant ? Est-ce que je voulais des enfants ? Allions nous revenir au Maroc à tous les ans pour les vacances ? Quel genre de mari étais-je ? Est-ce que j’avais un bon travail ? Etc. Je lui expliquai alors que je voulais une vie simple et heureuse. Que jamais ma femme et mes enfants ne manqueraient de quoique ce soit. Que j’étais croyant. Que je respecterais ma femme tant qu’elle même me respecterait etc. Je dus sans aucun doute fournir les bonnes réponses puisque à la fin de la conversation elle me donna son accord. Ma mère était ravie !
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#34 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 19
Comme je devais regagner le Canada dans deux semaines il fut décidé que nous allions nous marier devant notaire seulement pour l’instant et que la fête n’aurait lieu que l’an prochain aux prochaines vacances ! Nous espérions que, d’ici là, les procédures d’immigration seraient complétées et que je pourrai rentrer à la maison avec ma femme. Le frère de Sara étant notaire. Il fit le nécessaire pour accélérer les choses et notre mariage eu lieu en présence des familles neuf jours plus tard. Par respect des convenances, mais surtout pour faire plaisir à nos mères respectives, et même si nous étions légalement mari et femme nous avons convenu, Sara et moi, d’attendre après la fête pour « consommer » le mariage. Nous passâmes les derniers jours ensembles si ce n’est que nous retournions sagement chez nos parents respectifs pour la nuit. J’en profitai pour la gâter tout plein. Elle était si belle, si rayonnante. Au fil des jours j’étais de plus en plus certains d’avoir fait le bon choix. Je partis confiant. Il y avait beaucoup à faire pour préparer son arrivée. Non seulement il y avait les diverses procédures à faire mais je voulais aussi trouver un autre logement. Je vivais dans un minuscule appartement qui convenait à un célibataire mais sûrement pas à un couple. Au travail j’avais beaucoup de boulot et j’acceptai de bon cœur tout le temps supplémentaire qu’on me proposait histoire d’accumuler le plus de sous possible. Sara et moi échangions des courriels à tous les jours. Je lui téléphonais une fois par mois. Notre correspondance et les coups de fil me réjouissaient. Elle était toujours si joyeuse et si optimiste ! En avril nous reçûmes la réponse tant attendue ! Nous étions heureux et l’avenir s’annonçait radieux. J’achetai les billets d’avion et me préparai à aller chercher ma femme. J’envoyai beaucoup d’argent à ma famille histoire de payer les frais du mariage. Et j’envoyai aussi de l’argent à Sara pour lui permettre de se faire confectionner des robes et tout le tralala. Je lui avais aussi acheté des cadeaux que j’avais hâte de lui remettre. J’avais trouvé un appartement plus grand à un prix raisonnable ce qui tenait pratiquement du miracle vu le prix des logements à Montréal ! Un ami d’un ami qui avait décidé de retourner au bled de façon définitive me sous-loua son logement. Je le fis repeindre de fond en comble et le meublé sommairement. Je voulais que Sara choisisse les meubles et les accessoires elle-même. Plus le jour du départ approchait plus j’étais nerveux. J’allais bientôt serrer ma femme dans mes bras. J’avais hâte de la faire mienne. Hâte de la ramener ici et de vivre une vie plus « normale ». J’en avais marre de manger des surgelés ou de la bouffe de restaurant ! Marre de devoirs m’occuper du ménage etc. Le célibat avait de bons côtés mais il me pesait de plus en plus ! J’allais arriver au Maroc le 26 juin et le mariage devait avoir lieu le 28 juin. Je ne voulais pas perdre de temps. J’avais hâte de pouvoir serrer ma femme dans mes bras. Hâte de débuter cette nouvelle vie à deux. A suivre …
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#36 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 20
Le mariage fut magnifique. Ma femme était rayonnante de beauté. Vraiment j’étais fier de l’avoir à mon bras ! Le soir venu nous nous retrouvâmes enfin seul. La mère de Sara et ma mère tenaient toutes les deux à respecter la tradition. Elles voulaient voir le résultat tangible de cette première nuit d’amour ce qui nous stressait un peu Sara et moi. Je n’avais jamais fait l’amour à une vierge. J’étais à la fois excité et inquiet d’autant que Sara était si nerveuse qu’elle en était toute crispée. Elle refusa que je laisse la lumière ouverte. Refusa également que je la voie nue. J’étais déçu mais je me dis que pour cette première fois je pouvais bien lui passer tous ces caprices ! Je voulus la caresser mais elle se figea encore plus. Je fis des blagues. Parlait de plein de choses notamment de notre vie future au Canada espérant ainsi la détendre, rien à faire. Je tentai par trois fois de la pénétrer mais sans succès car elle était figée comme une statue. Je sentis monter en moi une colère sourde. J’avais patienté un an pour cet instant et je n’avais pas l’intention de paraître devant nos parents respectifs sans avoir fait ce qu’on attendait de moi. Je me fis insistant. La rage m’envahit tant et si bien que je la pénétrai d’un coup sec, violent. Elle cria ! Me supplia de me retirer mais, rien à faire, j’y étais et je comptais y rester jusqu'à la fin. Je la possédai totalement, farouchement. C’était « ma » femme. J’étais son mari, son maître ! Étais-ce la nervosité, l’attente, le désir je ne saurais le dire mais l’orgasme fut d’une telle intensité que je poussai un cri presque animal. Sara sanglotait ! Une fois l’adrénaline redescendue je mesurai alors toute l’ampleur du désastre. Je me sentais coupable mais en même temps j’aurai voulu qu’elle comprenne que je n’avais pas eu le choix de brusquer un peu les choses. Je passai le reste de la nuit à la consoler. Elle finit par s’endormir, épuisée. Je restai très longtemps éveillé à réfléchir. Je m’endormis en me disant que tout rentrerait dans l’ordre avec le temps. A suivre …
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#37 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 21
J’avais loué une villa pour les vacances histoire de pouvoir vivre seul avec Sara jusqu’au jour du départ. Mais malheureusement Sara et sa famille ne l’entendaient pas ainsi. Tant et si bien que nous fûmes rarement seuls elle et moi ! De plus Sara passa la nuit chez ses parents à plusieurs reprises prétextant qu’elle allait bientôt les quitter pour un long moment. Je me montrai patient. Après tout, dans peu de temps, elle serait tout à moi ! Sara refusait toujours que j’allume la lumière de la chambre la nuit. Tout comme elle refusait que je la voie complètement nue. Me sentant un peu coupable de ce qui s’était passé la première nuit je n’insistai pas davantage me disant que tout rentrerait dans l’ordre une fois au Canada. J’avoue que je me sentais frustré. J’avais, jusqu'à présent, eut des amantes délurées et ouvertes d’esprit et je me retrouvais avec une femme timide et presque froide ! Mais je m’encourageais en me disant que petit à petit tout rentrerait dans l’ordre. Les jours s’écoulèrent lentement. Sara tenait à apporter au Canada plusieurs choses tant et si bien que je me retrouvai avec huit valises. Je tentai de lui faire entendre raison mais rien à faire ! Elle tenait à apporter plusieurs choses et je cédai même si je dus assumer un coût astronomique pour l’excédent de bagage ! Le jour du départ nos deux familles insistèrent pour nous accompagner à l’aéroport. De toute façon nous n’avions pas assez d’un seul véhicule pour transporter tous les bagages ! Sara n’avait jamais prit l’avion et était un peu anxieuse. Heureusement un docteur de la famille lui donna des cachets qui lui permirent de se détendre ce qui m’ôta un grand poids. C’est avec bonheur que je quittai le Maroc. J’avais hâte d’être à la maison avec Sara. Hâte de débuter cette nouvelle vie à deux. A suivre …
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#38 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
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Chapitre 22
Dès le lendemain de notre arrivée je dus retourner au boulot laissant Sara seule dans l’appartement. J’étais un peu inquiet mais je ne pouvais faire autrement. Je l’appelai plusieurs fois durant la journée espérant ainsi la rassurer mais à chaque appel je la trouvai de plus en plus nerveuse. Lorsque je rentrai à la maison vers 18h00 je la trouvai assise devant le téléviseur. Elle n’avait rien préparé à manger même si j’avais pris la peine de faire des achats la veille. Je voulus lui en faire la remarque mais, voyant ces yeux rougis, je me tue en me disant qu’il fallait tout de même lui laisser le temps de s’adapter à son nouvel environnement ! Je préparai donc le repas du soir et je me mis à raconter ma journée à Sara. Elle m’écouta sans dire un mot puis m’annonça tout de go qu’elle était fatigué et partit se coucher sans autre avis. Encore une fois je la laissai faire en me disant que le décalage horaire y était sans doute pour quelques chose. Je pris une douche rapide et allai la rejoindre au lit. Je me collai à elle espérant par ma tendresse l’apaiser un peu. Elle murmura : laisse moi dormir s’il te plait ! Et me tourna complètement le dos ce qui ajouta à ma frustration. Le lendemain matin je me levai tôt. Sara dormait encore et je ne voulus pas la réveiller. Je fis ma toilette du matin, me fit à déjeuner et quittai la maison après l’avoir embrassé. Encore une fois, j’appelai plusieurs fois durant la journée. Elle répondait brièvement à mes questions par des monosyllabes. Lorsque je lui demandai ce qu’elle allait préparer pour le dîner, elle me dit qu’elle n’avait rien pour cuisiner. En fait, j’avais acheté une poêle, deux casseroles, divers ustensiles etc. mais bien sur c’était le minimum. Je fis remarquer à Sara qu’il y avait dans les placards de la cuisine tout ce qu’il fallait. Une couscoustière, un tajine etc. Elle n’avait même pas regardé ! ! A mon arrivée elle était dans la cuisine. Elle avait préparé un couscous. J’étais bien content. Le hic c’est qu’il n’était pas cuit correctement. Les grains étaient secs. Devant ma mine piteuse Sara éclata en sanglot ! Elle ne connaissait pas le fonctionnement de la cuisinière. Il lui manquait trop de choses etc. Je lui dis que le jeudi soir nous irions faire des courses et qu’elle pourrait acheter ce qui lui manquait. Elle sauta littéralement de joie et se mit à parler, parler, sans s’arrêter ! Ce soir là elle ne me repoussa pas et fut même très douce et tendre. Elle refusa encore une fois d’ouvrir la lumière mais accepta de se dénuder. Bon, j’avoue que je ne voyais pas grand chose dans le noir mais au moins je pouvais toucher et je ne m’en privai pas. Je mis tout mon art à la caresser tant et si bien que j’eus enfin la satisfaction de l’entendre gémir de plaisir pour la première fois. Elle s’endormit contre ma poitrine et à ce moment là j’étais le plus heureux des hommes ! A suivre …
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#39 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
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Chapitre 23
Pendant deux jours Sara ne me parla que de ça. Elle avait fait une liste si grande que j’ai pensé qu’elle voulait s’ouvrir un restaurant ! Je lui demandai de se limiter un peu ce qui la fit redevenir ombrageuse mais quand je lui dis que nous en profiterions pour aller acheter un téléviseur plus grand et un lecteur DVD elle redevint joyeuse et légère. Cette « lune de miel » dura une semaine. Durant toute cette semaine elle se leva pour me faire mon petit déjeuner, prépara des dîners vraiment délicieux et se montrait câline la nuit venue. J’étais heureux. Je me disais qu’enfin ce que j’avais tant espéré se réalisait. Malheureusement cela ne dura pas. Un soir en rentrant à la maison je la trouvai couché. Elle n’avait rien préparé pour le repas et se disait malade. Qu’avait-elle ? Elle me dit qu’elle avait fait un peu de fièvre et que demain ça irait mieux. Mais les jours suivants se fut la même chose. J’insistai pour l’amener voir un médecin. Ce dernier ne trouva rien mais pour plus de sûreté il demanda un bilan sanguin complet. Quelques jours plus tard, le médecin me téléphona au bureau pour me dire qu’elle faisait un peu d’anémie mais rien de grave et me conseilla de lui faire manger du foie, poisson gras et lentille. Au besoin il pourrait lui prescrire des comprimés de fer. Bref, ce n’était rien or elle agissait comme si elle était en train d’agoniser !!! De retour à la maison nous eûmes notre première dispute. J’en avais plus que marre des caprices de madame ! Elle se mit à pleurer en me disant qu’elle s’ennuyait toute seule à la maison. Que je devrais lui permettre de travailler à l’extérieur ce que je refusai tout net ? J’étais capable de faire vivre ma femme sans qu’elle ait besoin de travailler. Elle me bouda le reste de la soirée. Le lendemain ce fut pareil lorsque je quittai la maison pour le travail. Au boulot j’avais un ami, Algérien, à qui je parlais un peu. Je lui racontai ce qui se passait passant sous silence certains détails. Ce dernier me dit que sa femme avait eu le même genre de réaction à son arrivée mais que depuis qu’elle suivait des cours elle allait beaucoup mieux. Le soir venu, je demandai à Sara si elle n’aimerait pas faire du bénévolat ou encore prendre un cours quelconque. Elle se montra enthousiasme à cette idée et je lui promis de lui amener la documentation de tout ce qui se donnait comme cours dans notre secteur. Le soir même, son moral revenu au beau fixe, j’eus droit à toute sa tendresse. A suivre…
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