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#41 (permalink) |
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Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Gatineau
Messages: 556
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si je serai...oupsssss si j'etais capable , j'attendrai jusqu'a la fin pour me taper toute l'histoire d'un coup , c'est bcp mieux.. hier je me suis tapé toute l'autre histoire non-stop et c'est encore plus sublime ainsi tu as un don chere lili et je te remercie de nous le faire partager .. nais tu devrais envoyer tes nouvelles a des revues car je crois sincerement que tu pourrais être publier ..
placotemoi bien content de t'avoir parmi nous
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la vie , c'est comme aller en vélo, tu dois apprendre en tombant |
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#42 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 24
Sara s’inscrivit tout d’abord à un cours de tricot. Deux fois par semaines elle partait pour le centre récréatif de la ville et apprit à faire toutes sortes de choses des foulards en passant par des mitaines et des bas de laine. Par la suite, se fut un cours de couture, puis de cuisine française. Lorsque le cours de cuisine prirent fin, elle me dit alors ne plus vouloir aller à ce centre car il n’y avait là que des personnes plus âgées qu’elle et elle commençait à en avoir marre de faire la conversation à des gens avec qui elle n’avait aucune affinité. Elle sombra alors de nouveau dans la déprime totale ce qui eu un effet direct sur sa libido. De nouveau elle se mit à négliger le ménage, arrêta de cuisiner et passait ces journées au lit. Un soir, que je rentrai épuisé du travail, je la trouvai assise à la table de cuisine. J’eus à peine le temps d’enlever mon manteau qu’elle m’annonça tout de go qu’elle avait bien réfléchis et qu’elle voulait un enfant. Nous en avions déjà parlé lors de notre mariage et nous avions tous les deux convenus qu’il ne pourrait en être question avant trois ans. Cela nous permettrait de ramasser des sous et de pouvoir acheter une maison si nous étions suffisamment raisonnable. Je lui rappelai donc notre précédente conversation sur le sujet mais rien à faire ! Elle insistait ! Elle voulait un enfant. Elle me dit que moi j’avais mon travail mais qu’elle, elle n’avait rien. J’étais loin d’être prêt à avoir un enfant. En fait, je doutais même des capacités de Sara à s’occuper d’un enfant devant son attitude depuis son arrivée au Québec. Je refusai tout net d’en entendre parlé. Pendant des mois Sara me fit vivre une vie d’enfer. Non seulement elle ne voulait plus que je la touche mais elle dormait à présent sur le canapé du salon. Elle négligeait la maison. Ne mangeait plus. Tant et si bien qu’elle tomba malade. Le médecin qui s’occupa d’elle diagnostiqua une dépression. Il était important, selon lui, qu’elle sorte, voit des amies, prenne l’air. Je lui expliquai qu’elle refusait de sortir, refusait de manger etc. Le médecin l’hospitalisa pendant quelques semaines. Elle fut gaver, puis eu une médication pour lui permettre de passer au travers de cette dépression. Lors de mes visites à l’hôpital, Sara m’adressait à peine la parole si ce n’est pour me dire qu’elle souhaitait rentrer au Maroc. J’en vins à réfléchir à sa demande d’avoir un enfant et à me dire que se serait peut-être la solution à tous nos problèmes. Peut-être étais-je trop égoïste ! A son retour à la maison je lui fis part de ma décision. Sara était tellement heureuse qu’elle me fit des tas de promesses ou il était question de bonheur, de joie, de paix. A suivre …
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#43 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 25
A compter de ce jour Sara fut avec moi miel et douceur. L’appartement sentait bon la cuisine et la propreté. Le soir venu elle m’ouvrait les bras et débordait de tendresse. J’avais enfin l’impression d’avoir atteint mon but dans la vie. Qui en effet ne voulait d’un foyer ou régnait calme et tendresse ? Les mois passèrent sans que Sara se retrouve enceinte. Elle redevint soucieuse et stressée. J’eus beau lui dire que parfois cela prenait du temps elle était de plus en plus angoissée à l’idée que peut-être elle ne pouvait enfanter. Fort heureusement ma sœur, qui téléphona du Maroc, lui fit entendre raison. Elle lui expliqua qu’il lui avait fallu près de 18 mois avant de tomber enceinte et que plusieurs femmes étaient dans la même situation. Au bout de quelques mois elle eut un rendez-vous avec un gynécologue qui, après un examen, lui affirma que tout était normal et qu’elle devait surtout se détendre ! Il lui montra une méthode qui consistait à prendre sa température pour lui permettre de déterminer les journées ou elle ovulait et ainsi augmenter les chances d’avoir un enfant. Ce fut dès lors l’enfer ! ! ! Elle prenait sa température à tous les jours, parfois 2 et 3 fois par jour ! Un jour elle me téléphona, complètement hystérique, pour me dire de rentrer tout de suite afin de lui faire l’amour car elle était dans son « pic » d’ovulation ! Je lui expliquai alors que je ne pouvais laisser mon boulot comme ça, que je n’étais pas à mon compte ! Elle me fit une scène au téléphone. Je ne pensais qu’a mon satané boulot ! Je ne voulais pas d’enfant ! Je ne l’aimais pas ! Elle passait toujours en 2ième ! Je tins bon ! J’en avais plus qu’assez de ces gamineries. Le soir lorsque je rentrai à la maison je la trouvai en larmes sur le divan du salon. Je ne sais pas ce qui se passa en moi alors mais je vis rouge ! Bon, tu veux faire l’amour, alors viens, faisons le tout de suite ! Je la pris violemment sur le divan du salon. Elle pleurait, criait, mais j’étais comme dans un état second. Toute la tension des derniers mois se manifesta dans la rage que j’éprouvai alors ce soir là. Je pris une douche, mit quelques vêtements dans une valise et je quittai l’appartement laissant Sara qui sanglotait sur le divan. A suivre …
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#44 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 26
Je m’installai à l’hôtel. Le lendemain au travail je refusai de prendre les appels de Sara. Trois jours plus tard Sara vint me trouver au bureau. Nous devions parler. Comme je n’avais aucunement l’envie de retourner à l’appartement, je l’amenai avec moi à mon hôtel. Sara me demanda quelles étaient mes intentions et je lui dis de but en blanc que je songeais au divorce. Je n’en pouvais plus de ces gamineries, de ces enfantillages ! Qu’il serait temps qu’elle agisse en femme responsable et non en princesse ! Que pour ma part, j’avais besoin à mes côtés d’une femme et non d’un enfant qui boude dès que cela ne se passe pas comme elle veut. Sara me reprocha de consacrer trop de temps à mon travail. J’eus beau lui expliquer qu’il fallait bien que je gagne ma vie, que c’était pour notre avenir, elle s’entêtait à me dire que je la négligeai. Lorsque je lui fis remarquer qu’il y avait des lustres que je n’étais sortis boire un simple café avec des amis, que je rentrais sitôt le travail terminé elle dût admettre qu’elle était peut-être trop exigeante. Elle me promit de faire des efforts mais je devais moi-aussi comprendre que c’était dur pour elle de rester enfermer toute la journée dans la maison. Ne pouvait-elle pas travailler même si ce n’était que 2 ou 3 jours par semaine ? Elle m’expliqua qu’au dépanneur de notre quartier il cherchait une dame pour s’occuper de la caisse 2 jours par semaine et que le propriétaire était d’accord pour l’engager. Je fus tout d’abord furieux ! Comment avait-elle put savoir cela ? Elle avait donc commencé des démarches sans m’en parler d’abord ? Elle savait pourtant que je ne voulais pas que ma femme travaille ! Finalement après une longue discussion nous conclûmes un accord. D’accord pour un travail à temps partiel mais elle devrait donner la priorité à son foyer. Je rentrai à la maison le même soir. Je passai la nuit à tenter de me faire pardonner ma violence de l’autre jour. Trois jours plus tard, Sara commença à travailler. Le calme revint dans notre foyer me laissant tout de même un arrière goût amer ! A suivre …
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#45 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 27
Sara travaillait depuis trois mois lorsqu’elle constata qu’elle n’avait pas eu ces règles depuis un certain temps. Un petit test acheté à la pharmacie confirma l’heureuse nouvelle, elle était enfin enceinte ! Je lui demandai alors de cesser son travail et de rester à la maison mais rien à faire ! Elle voulait continuer à travailler au moins jusqu’au 7ième mois ! J’eus beau lui faire valoir qu’elle travaillait debout et que cela serait trop fatigant pour elle dans sa condition, elle s’entêta. Encore une fois, je cédai histoire de maintenir la paix dans notre foyer. Enceinte Sara était resplendissante ! Elle recommença à coudre et à tricoter. Elle me traînait à toutes les fins de semaine dans les boutiques ou elle me montrait des vêtements d’enfants aux prix exorbitants ! Déjà cette naissance s’avérait coûteuse ! Il nous fallait déménager. Un appartement trois pièces était suffisant pour un couple mais pas pour trois personnes. Et Sara tenait absolument à ce que le bébé ait sa chambre bien à lui. Elle avait déjà des idées de décorations en tête et ne voulait rien savoir d’attendre un an pour déménager. Nous visitâmes pleins de logements mais aucun n’était au goût de Sara. Pas assez grand, pas assez bien situé, pas assez éclairé, pas assez ceci ou cela ! J’étais en train de devenir fou ! Sara me parla alors d’acheter une maison. Bien sur c’était notre rêve d’avoir un jour une maison bien à nous mais mes moyens ne me permettait pas d’envisager cela pour l’instant. Sara insista. Nous ne serions pas les premiers à emprunter à la Banque et puis, des maisons il y en avait de tous les prix ! Un soir elle me montra des annonces de maisons à vendre. L’une d’elle était à un prix plus que raisonnable mais situé à une heure de mon travail ! Sara insista pour qu’au moins nous allions la voir. Cela ne nous engageait à rien me dit-elle ! Malheureusement Sara tomba amoureuse de cette maison. Situé en banlieue de Montréal, elle avait un grand terrain, un jardin et suffisamment d’espace pour y mettre un parc pour enfant. Pendant les semaines qui suivirent, Sara recommença à bouder et refusa de visiter les logements que j’avais trouvé. J’allais voir mon gérant de Banque et ce dernier acheva de me convaincre. Il ne m’en coûterait finalement qu’un peu plus pour vivre dans ma propre maison. Lorsque j’annonçai à Sara que j’avais fais une offre d’achat sur la maison elle se jeta dans mes bras et m’embrassa passionnément. A suivre …
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#46 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 28
Nous emménageâmes dans notre nouvelle maison quelques mois plus tard. Sara était alors enceinte de sept mois. Fort heureusement la maison avait été franchement repeinte et même si les couleurs n’étaient pas trop à notre goût nous avions décidé de nous en accommoder pour l’instant. Sara insistait cependant pour que l’on repeigne la chambre de l’enfant à naître ce que je fis. Nous achetâmes aussi des meubles, des vêtements, des boîtes de couches, enfin tout ce qui était nécessaire dans l’attente du jour J. Dès notre arrivée dans la maison Sara refusa que je la touche. Elle qui, jusque là, avait été très tendre et amoureuse voilà qu’elle m’imposait un régime sec. Le gynécologue eut beau lui dire qu’il n’y avait aucun danger pour l’enfant à naître, elle refusait sous prétexte qu’elle était trop grosse, qu’elle était trop fatiguée etc. Et moi je n’avais jamais eu autant envie d’elle ! J’avais besoin de tendresse et d’affection et voilà qu’elle me tournait le dos dès que je la rejoignais dans le lit ! Un soir, je lui dis qu’elle pourrait au moins me câliner, mais rien à faire ! Je n’étais, selon elle, qu’un égoïste qui ne pensait qu’a lui ! J’étais furieux ! Je venais d’acheter la maison qu’elle voulait. J’avais tout fait pour la rendre heureuse et elle me traitait d’égoïste ! Les jours suivants, au lieu de rentrer directement à la maison comme je le faisais toujours, je m’arrêtai en route dans un café. Je n’étais plus capable de l’entendre parler de bébé, d’achats, de fatigue etc. Je me mis à penser à tout ce qui s’était passé dans ma vie depuis mon mariage. J’avais sacrifié tellement de choses ! Et tout ça pour quoi ? Pour une femme qui ne me témoignait de l’affection que lorsqu’elle avait eu ce qu’elle voulait de moi ! Était-ce cela la vie de couple ? J’étais plongé dans mes méditations lorsqu’une femme magnifique pénétra dans mon champ de vision. A suivre …
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#47 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 29
Ce qui m’attira d’abord ce fut sa taille. Elle était presque aussi grande que moi ce qui n’était pas peu dire ! Des jambes à perte de vue, des cheveux blonds qui lui descendaient jusqu'à mi-dos, une silhouette pleine là où il le fallait. Elle dus sentir mon regard sur elle car elle planta deux yeux bleus interrogateurs dans les miens. Je détournai le regard, mal à l’aise. Il fut un temps ou non seulement je lui aurai rendu son regard mais j’aurais mit tout mon art à la séduire mais voilà il était loin ce temps là. J’étais marié, bientôt père et endetté jusqu’au cou ! Je risquai à nouveau un regard discret vers elle. Elle était maintenant assise à une table, seule, et buvait un bol de café au lait. Je pouvais voir une légère trace de rouge à lèvre sur la porcelaine blanche du bol et j’eus alors une pensée si forte que je dus bien vite croiser les jambes pour cacher l’état dans cette pensée m’avait mise. Je terminai mon café et me préparai à partir lorsque je sentis un léger courant d’air derrière moi. La belle inconnue venait de passer derrière moi pour se rendre à la salle de bain laissant derrière elle un parfum fruité, délicat. Je me rendis moi aussi à la salle de bain, fit ma petite affaire lentement, et me retrouvait face à face avec …elle ! Elle me sourit et je lui rendis son sourire. L’escalier menant au restaurant étant un peu étroit je lui cédai le passage. Ouf ! voir cette silhouette monter les marches devant moi m’était insupportable. Hiiiiiii ! Décidément il me fallait une douche froide au plus vite ! Je quittai le restaurant aussitôt sans un regard en arrière. Rendu à la maison je retrouvai ma femme telle qu’elle était ces derniers temps. En robe de nuit, négligée, assise sur le divan du fauteuil et s’empiffrant de biscuits. Dès que je poussai la porte elle se lança dans son monologue habituel ! Pourquoi rentrai-je si tard ? Elle était si fatiguée ! Elle avait terriblement mal au dos ! Je compris bien vite qu’il n’était pas question que j’espère la convaincre de faire l’amour. Plus tard dans la douche je repensai à la belle inconnue et à défaut de faire l’amour à ma femme je fantasmai sur une autre. A suivre …
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#48 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 30
Pendant quelques jours j’évitai de me rendre au Café histoire de refroidir un peu. Puis j’y revins, avec l’envie secrète de la revoir mais en vain. Un soir, Sara me dit qu’il serait bien que sa mère puisse venir au Canada afin de l’aider pour les relevailles. Je lui dis qu’elle vivait maintenant au Québec et que les femmes d’ici s’organisaient toute seule avec leur bébé ! Que de toute façon je n’avais plus un sous donc qu’il m’était impossible de faire venir sa mère ! Sara pleura toute la nuit mais je ne changeai pas d’avis. Deux jours plus tard, je reçu un coup de fil de ma mère au bureau. La mère de Sara était venue la trouver pour lui donner une version de l’histoire qui était à mille lieux de ce à quoi je m’attendais. A entendre ma mère, Sara m’avait décrit comme un tortionnaire ! Comme un homme qui la faisait vivre dans la misère ! Qui était pingre ! Que je ne la sortais jamais ! Que je l’avais obligé à travailler même enceinte etc. ! J’étais furieux ! Je me mis à crier tant et si bien que ma mère se mit à pleurer au bout de la ligne. Je mis fin rapidement à la conversation. En sortant du bureau je me rendis au Café et, surprise, la belle inconnue était là, assise seule à la même place que la première fois. Elle me regarda et me sourit. Une fois que j’eu commandé mon café, je m’approchai nerveusement de sa table et lui demandai la permission de m’asseoir avec elle. Elle me répondit oui d’une voix très douce. La conversation coula très facilement entre nous. J’appris qu’elle travaillait comme secrétaire juridique pour une très grande boîte d’avocats, qu’elle avait divorcé, qu’elle n’avait pas d’enfant et qu’elle vivait à vingt minutes à peine de chez moi ! Pour ma part je ne donnai que des informations minimales du genre sexe, âge, ville. C’est en entendant gargouiller mon estomac que je réalisai que nous discutions ensembles depuis près de 1 heure. Je pris congé avec regret prétextant que je devais être au bureau très tôt le lendemain pour une réunion. J’acquittai nos deux factures et je laissai Emmanuelle à sa voiture avant de m’engouffrer dans la mienne en frissonnant. Le retour à la maison fut pénible ! Sara était très inquiète de mon retard ! Sans doute n’avait-elle pas la conscience tranquille, elle qui m’avait décrit comme un monstre à sa mère ! Je ne répondis à aucune de ces questions et me dirigeai vers la salle de bain ou je me glissai dans la douche avec bonheur. A suivre …
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#49 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 31
Pendant les jours qui suivirent, je quittai tôt la maison pour y revenir tard. Je m’arrêtais à tous les soirs au Café. Emmanuelle et moi apprenions petit à petit à nous connaître. Je lui avais dis, lors de notre deuxième rencontre, que j’étais marié et que ma femme était enceinte, histoire d’être honnête mais surtout d’éviter ainsi la tentation. Sara me faisait des scènes à n’en plus finir lorsque je rentrais mais je tenais bon. Pas question de faire venir sa mère ici ! Un jour, je reçu un appel de son gynécologue à mon travail. Il voulait me rencontrer. Je quittai un peu plus tôt mon travail pour aller le rencontrer. La rencontre se passa très mal ! Voilà que le bon docteur voulait intervenir dans ma vie privée ! Selon lui, ma femme était sur le bord de la dépression nerveuse et avait des angoisses terribles. Vu que j’étais très pris par mon travail il recommandait qu’une personne de la famille soit près d’elle pour l’aider. J’avisai le docteur que j’avais pris bonne note de ces recommandations et que je verrai ce que je pouvais faire. J’étais très en colère. Je n’aimais pas mais pas du tout que ma femme agisse comme elle l’avait fait par deux fois. Lors du trajet du cabinet du docteur à la maison j’eus soudain une idée lumineuse ! Lorsque je rentrai à la maison je trouvai Sara qui était assise sur le divan du salon et qui grignotait du fromage et des biscuits.. De toute évidence elle était surprise de me voir rentrer si tôt. Je me dirigeai vers la cuisine et je préparai mon repas en silence. Je mangeai seul à la cuisine pendant qu’elle restait dans le salon. Sans doute sentait-elle la tension qui m’habitait car elle m’évita de toute la soirée. Je me couchai tôt, sans même l’attendre et le lendemain matin je quittai avant son réveil. A mon bureau je lâchai un coup de fil à ma mère et lui fit part de mon idée lumineuse. Puis, par la suite, je téléphonai à un ami qui connaissait quelqu’un du bureau des visas histoire d’accélérer les procédures le plus possible. En terminant le travail, je me rendis au Café et je dînai en compagnie d’Emmanuelle. Je lui racontai que puisque ma femme était très fatiguée ces derniers temps, j’avais pris la décision de faire venir une personne de la famille pour s’occuper d’elle. Elle trouva l’idée géniale ! Je rentrai à la maison et j’annonçai à ma femme que, j’avais bien réfléchis et que j’étais d’accord. Il lui faudrait de l’aide et ma mère acceptait de venir passer quelques mois ici. Sara ouvrit la bouche pour protester mais devant mon regard elle se tue ! Elle avait compris sans que je le lui dise que se serait ma mère ou rien ! J’étais heureux à l’idée que ma mère vienne passer quelques mois avec nous. J’espérais qu’elle apprendrait à ma femme à s’occuper davantage de son foyer. Et si en plus elle pouvait lui apprendre à cuisiner j’en aurai plus qu’assez pour mon argent. De plus, je voulais que ma mère puisse voir comment nous vivions, histoire de rabattre le caquet de ma belle-famille. Moins de deux semaines plus tard, le visa était prêt et j’expédiai, par Western Union, l’argent nécessaire pour l’achat d’un billet d’avion. Curieusement, dès lors que Sara apprit que ma mère allait venir, elle se remit à prendre soin d’elle-même, de la maison et se remit même à cuisiner. Et oui … A suivre …
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#50 (permalink) |
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Petite mémère
Date d'inscription: mars 2007
Localisation: Lac Mégantic, Québec
Messages: 639
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Chapitre 32
J’allai chercher ma mère à l’aéroport deux semaines plus tard. Sara en était à quelques semaines à peine de l’accouchement. J’étais si heureux de la voir ma mère ! Le voyage avait été fatiguant pour elle mais elle était ravie de voir le Québec dont je lui avais tant parlé. A notre arrivée à la maison, je constatai que Sara s’était mise en frais pour elle. Elle avait préparé un petit goûter et mit les petits pots dans des grands. Ma mère trouva la chambre d’amis très jolie et aima beaucoup notre maison et particulièrement le très beau jardin. Nous étions à la fin de l’été et la température était encore très douce ce qui nous permit de manger à l’extérieur dans le jardin. Je fis un barbecue, car ma mère aimait beaucoup manger des côtelettes d’agneau cuit sur du charbon de bois. Les jours passèrent. Ma mère ne mit pas longtemps à mettre la maison à sa main ! Fort heureusement Sara sembla avoir retrouvé la raison et suivait les directives de ma mère à la lettre. Pour ma part, j’étais tellement ravi de voir ma mère à la maison que je rentrais tôt tous les soirs. Emmanuelle et moi nous nous retrouvions une fois par semaine au Café et elle me téléphonait au bureau quelques fois durant la semaine. Le grand jour arriva. Ma mère me téléphona au travail pour me dire de venir au plus vite car Sara avait commencé à avoir des contractions. A mon arrivée à la maison je trouvai une note de ma mère à l’effet qu’elles avaient prit un taxi jusqu'à l’hôpital sur les conseils du médecin de Sara. Je me précipitai à l’hôpital. A mon arrivée j’appris que le travail avait commencé. Le médecin de Sara me demanda alors si je voulais assister à l’accouchement ce que je refusai. Sara insista. Elle voulait que je sois avec elle pour voir la naissance de notre enfant mais je refusai. J’en étais incapable ! Ma mère proposa alors de rester avec elle mais Sara refusa. Elle partit seule pour la salle d’accouchement. Environ quarante minutes plus tard on me mit dans les bras un tout petit bébé rose. C’est une fille me dit le médecin ! Ma mère était ravie. Pour ma part j’étais trop sous le choc pour parler. Voilà, ça y était, j’étais papa ! Plus tard je retrouvai ma mère et Sara en grande conversation. Elles regardaient la petite et cherchaient quel nom lui donner lorsque je la pris dans mes bras pour la bercer doucement. Finalement je tranchai. Parmi tous les noms qu’elles me donnèrent, un seul me plaisait assez. Latifa. Je me penchai à son oreille droite ou je murmurai les paroles d’usages. Bienvenu dans ce monde Latifa ! A suivre …
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