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#1 (permalink) |
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Date d'inscription: février 2008
Localisation: Algerie
Messages: 36
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l'essai " LE ROMAN DES NOBLES BEDOUINS"
CHAPITRE : I LE PAYS L'aspect saccadé de l'histoire musulmane de l'Afrique du Nord déconcerte plus d’un : aucun développement régulier, semble t'il dans le fouillis des faits. Les données géographiques peuvent en partie l’expliquer. En tout les cas ! Les frontières actuelles n'existaient pas, elles ne sont pas l'oeuvre des musulmans. Sa situation lui donne l'avantage d'une double façade maritime, par où pénètrent les influences étrangères (Espagnoles, Portugaises et plus tard Françaises) qui ont participé à son histoire saccadée de guerre sainte. Le Maghreb est la région la plus favorisée de l'Afrique du Nord, entre le Sahara, l'océan Atlantique, la méditerranée et les hauts plateaux steppiques. On trouve quatre zones de végétation. : celle du tell ou les fortes précipitations permettent la forêt verte qui recouvre la totalité de l'Afrique du Nord, elle est typiquement méditerranéenne : arbustes et arbres toujours verts, l’olivier, le grenadier, la vigne, les chênes, le pin et le genévrier. La zone des hauts plateaux ou dominent la steppe d'alfa et de chih (plantes rustiques des hauts plateaux): l'une fourragère et l'autre aromatique. Et enfin ! Au Sud , c’est le désert aride ou début du grand Sahara. Deux grandes chaînes montagneuses (l'Atlas tellien et l'Atlas Saharien) favorisent de grandes plaines fertiles au Nord et limitent entre elles les hautes terres steppiques faisant barrière au désert aride au Sud. Ces montagnes disposées en amphithéâtre engendrent des cours d'eau ou oueds (rivières) plus ou moins longs. Ces derniers ! Avec leurs nombreuses ruptures de pente ont un régime irrégulier durant l'année. L'oued qui traverse la steppe des Chérifs (des purs), prend naissance dans ces montagnes pour finir dans l'océan à l'extrême sud-Ouest du Maghreb à suivre ! |
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#2 (permalink) |
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Date d'inscription: février 2008
Localisation: Algerie
Messages: 36
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SUITE / . On observe dans ce Bled (contrée), que les anciens appelaient "bèrberie" et que les arabes qui l'ont conquis : "Maghreb" ou pays du couchant : une dualité géographique qui a joué un rôle prépondérant dans son passé ancien et a façonné sa trame historique. Cette dualité est formée par la montagne et la steppe : On distingue par le nombre : des berbères sédentaires dans la première et des arabes nomades (errants) dans la seconde. Avec la présence de ces deux mondes opposés par leurs tendances : Le goût de la démocratie et de la petite république d'une part et celui de l'anarchie et la tradition tribale d'autre part. Elle joue en permanence un rôle primordial dans la vie politique du Maghreb : association, conflit ou heurts des tribus rivales. Leurs rivalités forment le socle de l'épanouissement ou le déclin du Maghreb musulman (Ancienne bèrberie) formée par l'Ifriqiya (Tunisie) le Maghreb central (Algérie) et l'extreme-maghreb (le Maroc) dont le fond original berbère, irréductible, s’y maintient vivace dans les montagnes. Les berbères occupent les montagnes et les plaines d'alentour en les cultivant et en élevant des bovins rustiques dans des huttes en chaumes. Ces montagnes étaient le fief par excellence de la bèrberie qui garde ses libertés ante- islamiques. Tandis que les arabes nomades, plus nombreux, errent au gré des pâturages pour leur cheptel fait de troupeaux de moutons et chèvres et quelques dromadaires, sur l'immense étendue de la steppe. La végétation steppique est dominée par l’alfa et le chih. on trouve aussi l' armoise blanche qui occupe les speteppes aux sols à texture fine. L'armoise est consommée par les troupeaux et constitue de ce fait un excellent parcours. C’est ce qu’on appelle « bled el ghanim » (pays des moutons) car elle se caractérise par sa principale production : le petit cheptel : fait d'ovins et de caprins . Ces immenses steppes étaient inaccessibles aux infidèles, venant des mers, qui ne se sont jamais aventurés à l'intérieur du pays profond, occupé par les bédouins hostiles et xénophobes. à suivre ! |
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#3 (permalink) |
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Date d'inscription: février 2008
Localisation: Algerie
Messages: 36
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SUITE /
C'est dans la steppe qu'est installé le campement des tentes de la tribu de SIDI père de JILLA. La tente , la plus majestueuse de toutes est celle de la choura (conseil) ou Dar el hak ( maison du droit) avec ses beaux tapis de laine multicolores qui couvraient son parterre et ses hauts pieux de pin qui la hissaient . La toile de la toiture est tissée à la main par toutes les femmes de la tribu , son ouvrage est départagé entre elles , sous la direction de celles du harem . Elle est faite de poils de chèvres mêlé avec de la laine , parfaitement imperméable pendant la pluie . A chaque achoura ,après l'aid adha (la fête du sacrifice) : elle est changée dans une grande cérémonie . Car c'est la maison de dieu et de tous et sans distinctions de rang ou de situation sociale parmi les gens libres ou esclaves . La prière du vendredi s'effectue en son intérieur , toujours ouverte aux réfugiés en son sein et aux hôtes étrangers . Mais ! jamais un feu ne s'est allumé dans son enceinte . Certes ! on peut manger ou séjourner dedans sans y dormir . Elle recevait aussi les banquets des baptêmes ou mariages et même servir d'office de lavoir mortuaire . Son enceinte est sacrée . Nul n'a le droit d'élever la voix , ni commercer ou tenir des propos blasphématoires C'est comme une mosquée . Habituellement , le gens de la tribu prient chez eux ou rassemblés pour le Maghreb sur la tahtaha ( place publique) qui se trouve à proximité . Cette place est couverte de nattes d'alfa et souvent entretenue . C'est aussi , dans cette tente que se passent les réunions du conseil qui règle les différents litiges rencontrés dans la confrérie . Tout ce farouche et belliqueux monde de nomades la respectait en la vénérant comme lieu de paix , de droit et d'hospitalité . Elle sert aussi d'école coranique dans deux classes : pour les enfants de moins de dix ans , le matin . Et pour les talibans plus âgés , l'après midi . Les classes sont assurées par des derrars (instructeurs ) qui eux même récitaient devant les talebs (enseignants) ou docteurs de la foi , tout le Kitab (coran) . On trouve des kitabs (livres de coran) dans d'antique manuscrits qui sont précieusement sauvegardés et mis à la disposition de tout lecteur ou réciteur , désirant les lire ou les consulter avec l'interdiction de les prendre avec soi . Car : bien habous !c'est à dire appartenant à toute la communauté de la tribu . . A SUIVRE ! |
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#4 (permalink) |
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Date d'inscription: février 2008
Localisation: Algerie
Messages: 36
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A SUIVRE
Jilla, mécontent de son réveil, s'en alla, d'un pas pressé, rejoindre les enclos ; ses moutons y sont parqués par centaines, il n'a jamais su leur nombre exact. Souvent, des brebis ou des béliers des autres tribus se mêlaient aux siens. Il ne s'apercevait de leur présence que quand les males se cognaient avec bruit se disputant une femelle, ou par le bêlement incessant d'une brebis n'ayant pas trouvé son ou ses petits. Quant aux bêtes silencieuses, elles pouvaient rester inaperçues pendant des mois entiers. Cela n'inquiétait nullement les propriétaires. Les bêtes sont toutes marquées, chaque tribu avait son signe de reconnaissance particulier. Qui coupait, en deux le lobe de l'oreille droite, qui sectionnait la queue à trois doigts : leurs agneaux, dés leur deuxième jour. D’autres plus ingénieux et cruels, perçait l'oreille de la pauvre bête d'un ou deux trous au fer rouge. Le troupeau de Jilla, paraissait indemne de toute marque. Mais ! Dés qu'il y a litige sur la propriété de la bête : Sidi en personne tranchait sur son appartenance . Lui seul avait le secret . Et c'est dans son cheptel qu'on puisait les bêtes destinées au sacrifice du mouton d’Abraham. Le rite exigeait que l'offrande doive être saine et indemne de toute infirmité, amputation ou maladie. L'abatage des femelles est formellement proscrit et interdit. On n'égorgeait jamais une vieilles brebis : par respect à son age et surtout pour son lait : on dit qu'elle préserve la race et donne par conséquent de bons béliers. Les jeunes sont vénérées, gare à celui qui les égorge ou touche à leurs toisons. Ce n'est qu'après avoir mis bas , qu'elles sont tondues et leur laine offerte aux jeunes mariées pour filer leur Kssa (couverture en laine colorée) de noces. Dans le troupeau, il y a toujours un bélier ou une brebis noire, ça portait bonheur disaient les bergers. Ils sont surtout prisés par les vieilles fileuses de laine. Quant aux chèvres : elles sont séparées des moutons, car leurs cornes pointues sont très craintes. Elles conduisent merveilleusement les troupeaux en les devançant. Leur lait abondant et leurs chevreaux sont de régals méchouis.Celles de Sidi sont racées : ramenées spécialement du m’zab pour leur lait et leur long et dur poil : elles ressemblent à des gazelles et leurs boucs sont de magnifiques conducteurs . A SUIVRE ! |
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#8 (permalink) |
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Date d'inscription: février 2008
Localisation: Algerie
Messages: 36
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suite :
Jilla est né le premier jour du carême musulman au mois d’août en 1808 dans la tribu des chourafas, l’une des tribus bédouines éparpillées dans la steppe du Draa, ainsi nommée d’après la belle rivière qui coule en méandres dans un régime irrégulier des hauts sommets de l’atlas saharien et traverse tout le Draa pour se jeter à l’océan atlantique à l’ouest extrême du Maghreb. Elle forme la limite naturelle entre les montagnes du nord et la steppe. La région où naquit Jilla était, par conséquent, un carrefour naturel pour le commerce transsaharien et une région pastorale très riche. C’était aussi un carrefour stratégique, car aucun trajet, en temps de paix ou de guerre, ne pouvait éviter cette région. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, elle commandait l’accès des routes de l’empire vers l’Afrique noire. La ville la plus proche est Sijilmassa et la plus éloignée au sud dans le désert aride : c’est la légendaire Tombouctou. La première tête de ligne des routes vers le sud fut Sijilmassa la reliant au Ghana à travers Tamdoult, Tindouf, Zemour et Waddan .Et l'axe reliant Sijilmassa au Soudan sub-saharien par les salines de Taghza et Tombouctou .C' est le chemin du trafic caravanier entre Bilad el Soudan (actuels pays du Sahel), le Maghreb, l'Orient et l’Europe. Le commerce avec le soudan historique se basait sur le troc. La principale monnaie d’échange était les barres de sel échangées contre l’or. Il y avait aussi d’autres produits de troc comme les denrées communes très sollicitées par les communautés du désert notamment les métaux ( barres de fer, laiton, étain), les ustensiles de cuivre, les chevaux et selles, les cotonnades, le papier à écrire, la verrerie, la céramique, maroquinerie et autres articles utiles. En contre partie les importations comprenaient l’or, les plantes médicinales, les plumes d’autruche, le corne de gazelle, le bois d’ébène et l’ambre Les tribus étaient renommées pour leur tradition réformiste, la pureté de leur religion et la noblesse de ses origines bédouines. A la fin du règne almohade et des débuts mérinides et plus précisément Saadiens, cette région était un centre intellectuel de haute théologie musulmane ; par conséquent un lieu de dissidence et de révolte ; elle formait les meilleurs commandeurs de guerre sainte et se vantait aussi de fournir un nombre important de contingents de combattants de la foi. Les généraux musulmans d’orient et du Maghreb qui soutinrent la croulante dynastie almohade et les réformistes purs qui l’abattirent recrutèrent leurs hommes de cette région du Draa et de la Moulouya. Pendant longtemps, le Draa s’est trouvé sur le passage de guerres tribales pour le contrôle du trafic des caravanes du soudan vers le Nord hispano maure. En dépit de la richesse du commerce des caravanes, les bédouins de cette région étaient des puritains et haïssaient le despotisme des rais de taifas et leurs mœurs religieuses et de gouvernance. Les succès de leurs guerres saintes et la fondation de leur brillant empire resta, à jamais, gravé dans la mémoire de chacune des tribus locales. La future libération de tout le Maghreb des forces étrangères existait déjà à l’état embryonnaire dans les foyers bédouins musulmans, lorsque Jilla vint au monde. à suivre ! |
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#9 (permalink) |
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Date d'inscription: février 2008
Localisation: Algerie
Messages: 36
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à suivre :
Ce jour là ! bien avant l'incident ; Jilla s'est levé, dés l'aube comme d'habitude ;a enfilé sa Djellaba noire rayée de laine sur sa abbaya ( longue chemise de nuit ) et s'est dirigé vers la sortie de la tente de sa mère . Cette dernière était accroupie devant le feu et pétrissait des galettes de nbessas ( petits fours de semoule au beurre ) sur un tadjine en terre cuite , posé sur les braises directement , mis en équilibre par trois grandes pierres de rocaille . Quoique faisant partie du harem, elle était aussi sa LALA (maîtresse) attitrée, car elle était la première épouse de Sidi. Elle avait sa propre tente avec ses deux fils : Jellou, son aîné de trente ans et Jilla. Celui ci ! Posa tendrement, un baiser sur sa tète, cernée d'un foulard coloré, tel le plumage d'un cop de campagne. Elle retournait les petits triangles sur le tadjine brûlant en rafraîchissant ses doigts en les suçant. Le beurre des brebis rosissait les petits fours et les rendait cramoisis . -- fais tes ablutions et ta prière et viens prendre ton ftour !(déjeuner du matin) ordonna t'elle à son fils , mal réveillé . -- J'attends que mon khadem (esclave noire) me ramène du lait ." -- Elle ne tarderas pas de venir " précisa t’elle, pressée d'en finir avec sa corvée familiale pour rejoindre ses taches de maîtresse du harem. Jilla sortit et décrocha l'outre d'eau des deux troncs de pins croisés sur le seuil qui servaient d'entrée . Il remplit une écuelle d'argile cuite et partit derrière un talus de touffes d’alfa. Il s'accroupit en relevant sa djellaba et sa chemise, une brise glaciale pénétras ses reins : il eut une grimace et changea de position, mettant le talus derrière lui. Ce geste va changer le cours de sa vie et toute sa destinée. A quelques mètres de là ! Se dressait la tente du harem. Il vit une femme, s’étirant les bras en croix, les cheveux découverts devant le seuil de cette dernière. Il reconnut Chadia, la nouvelle femme de Sidi. "Sacrilège ! pensa t’il, elle se fout de notre honneur ! , la garce !". Pensant n'être vue de personne, Chadia bailla et s'étirait à en mourir de plaisir , exhibant l'epaule droite nue. a suivre! |
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#10 (permalink) |
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Date d'inscription: février 2008
Localisation: Algerie
Messages: 36
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suite :
Jilla écourta ses abblutions avec précipitation . Vexé par l'attitude impudique de sa nouvelle belle mère . Il lui lanca avec colére son écuelle vide , qui s'écrasa en morceaux , à deux pas d'elle . Surprise , par le fracas de l'ustencile d'argile cuite , elle disparait dans la tente du harem . --Cette dévergondée ? mérite une correction , jugea tout bas , Jilla en pressant le pas vers la tente de sa mère . Oum el Kheir , vit l'air renfrogné de son fils : on ne peux jamais cacher à un mére ses sentiments . -- Qu'as tu ? ou est l' écuelle des abblutions ? questionna t'elle , inquiéte . Jilla déroula le tapis des priéres en direction de la Kaaba de la Mecque sans répondre à sa mère , tout en annonçant sa prière de l'aube ,:d'une voix grave . -- Allah wa akbar ! -- Allah wa akbar ! (Dieu est Grand ! Dieu est Grand !) . Om el Kheir se tut et réflechis sur le tempérament de son jeune fils . Jilla semblait trés sérieux pour son age , il n'avait que douze ans et agissait en homme mur . La métamorphose du caractère de son fils commença dés qu'il a compris et senti son rang . Sidi l'a désigné comme son successeur dans la tribu ,lors de son baptème de ses septiemmes jours , toute les tribus etaient réunies , pendant la décision de Sidi . On féta l'évenement avec du méchoui et du couscous en abondance . Ce jour là Jilla fut sacré "Emir" ( prince )à jamais . Cette charge semblait lourde pour le fils d'Oum el Kheir qui faisait des fois des excés d'autorité avec son pére sur certains problemes secondaires . D'ou les nombreux incidents engendrés par Jilla . Oum el Kheir craignait pour son fils de la part des autres membres des tribus qui essayaient de le mettre frontalement avec l'autorité régnante de Sidi . à suivre ! |
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